Chronique | Cruyff | vendredi 26 mars 2010 à 00:41  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

A deux mois du final, le Barça est là ou il se doit d'être: aspirant aux titres, emmené par l'ambition de Messi qui s'emploie à porter l'équipe sur son dos. Mais comme c'est le cas pour lui, d'autres équipes tentent ce pari là.

Dans ces moments là, où une défaite en Liga ou en Ligue des Champions est interdite, ressort la valeur de Messi. Sa grandeur. Pas seulement pour s'efforcer à porter l'équipe sur son dos, mais aussi pour faire preuve d'autant de générosité en laissant tirer un penalty à un coéquipier qui à besoin de retrouver la confiance. Un geste apprecié dans le vestiaire et qui témoigne de sa grandeur.Cette "double qualité", qui mériterait un article à elle toute seule, renforce une équipe qui a besoin de toute sa concentration dans ce sprint final. Elle en a besoin en Liga, où Madrid ne fera aucun cadeau. Et si Madrid faillit, tant pis pour lui. Et aussi en Ligue des Champions, car tu es à désormais à quatre matchs de la finale et que chaque détail compte. Dans exactement deux mois, tous les titres seront distribués. Pour le Barça, ces deux mois sont synonymes de 16 matchs. Seize matchs dans les deux plus grands titres. C'est d'ailleurs ce qui est à demandé à un grand club: ne pas être décroché et/ou éliminé à deux mois de la fin. De toute façon, un grand club ne peut pas tout gagner car des adversaires, il y en a, et ils sont nombreux.


En Angleterre, Manchester et Arsenal visent les même titres que les blaugranas. En Allemagne, c'est le Bayern. En Italie l'Inter. Et en France, Bordeaux et Lyon. Hormis le CSKA Moscou, dont le championnat national vient de commencer, sept des huit meilleures équipes européennes sont en lice pour les même titres que le Barça. Et seulement un d'entre eux gagnera la Ligue des Champions.

Dans cette année de Mondial, le calendrier se resserre au maximum. Pour le Barça, c'est le retour à la normale: deux matchs par semaine. Je peux me tromper car il peut toujours y avoir des blessures traitresses, mais j'ai l'impression qu'a partir de maintenant et jusqu'a l'élimination en Ligue des Champions, si le Barça n'atteint pas la finale, nous ne verrons que très peu de blessures. Le meilleur est encore à venir, n'importe quel footballeur le sait et s'en voudrait de ne pas le vivre. Du coup, il fera preuve d'un peu plus de concentration qu'a l'accoutumée qui lui permettra, même si le football n'est pas une science exacte, de récupérer plus rapidement en cas de chute. Quand est-ce que nous avons vu le plus de blessures cette saison? Dans le laps de temps entre l'élimination en Copa del Rey contre Séville et le retour du huitièmes en Ligue des Champions. Curieux, non? Des blessures qui arrivent, justement, dans les semaines dites ''longues" durant lesquelles les joueurs avaient plus de temps pour récupérer et  s'entrainer du fait de l'unique match hebdomadaire. Explications? Au delà du fait que le mois de février est le plus compliqué du calendrier pour diverses raisons, il existe des intangibles comme une perte de fraicheur qui est très liée à une baisse d'intensité ou à trop de laisser aller.

 

 

 

 


SON PROPRE SCENARIO
Ce qui est bien avec cette formule de tirer en même temps les quarts de finales et les possibles rencontres jusqu'a la finale c'est que chacun se fait son propre film. Son propre scénario. Et si nous écrivions tous notre scénario sur un papier et que nous le relisions le jour de la finale, il y aurait beaucoup d'erreurs. La première d'entre elles, parler sur d'éventuelles supériorités/infériorités. Il reste huit équipes, les huit meilleures, aucune d'entre elles n'est là par hasard. Le salut passera par la capacité à imposer tes points forts et minimiser tes points faibles. Et le faire contre l'équipe que tu es certain de jouer (Arsenal), pas face à celle que tu pourrais jouer par la suite (Inter). 

Point de vue football, ce Arsenal-Barça est un cadeau pour tous ceux qui aime ce sport. Un cadeau qui va au delà d'un duel entre deux couleurs, deux clubs. Celui qui a vu Chelsea-Inter l'approuverait sans doute. Emouvant? Certainement. Dans un format d'élimination directe où un seul passe au tour suivant, toute l'émotion retombe sur le match retour. Et au niveau footballistique? Quelle horreur! Aucune des deux équipes n'a su faire plus de trois passes de suite.

Quant à Arsenal, la qualité technique et le traitement du ballon sont similaires à ceux du Barça. Si on chigne un peu, il y a plus de qualités et d'expérience chez les champions en titres. Du milieu de terrain jusqu'a la pointe de l'attaque, l'effectif d'Arséne Wenger -dommage pour Van Persie et sa blessure- regorge de talents. Son problème réside dans la phase défensive. Plus précisément, dans la capacité de récupérer des ballons au milieu de terrain. Dans ce secteur là, ils ne sont pas bons. Si tu rates une passe horizontale et qu'ils récupèrent la balle, c'est à la fois bien joué de leur part et mal joué de la tienne. Ce qui peut être dit contre Arsenal, tout comme contre une autre équipe.

PEP A SEULEMENT DIT LA VERITE
Je ne peux finir mon article sans dire quelque chose à propos du Comité Technique des arbitres et, par définition, du Comité de Compétition qui a sanctionné Guardiola. Tout ça pour avoir dit publiquement une vérité que deux arbitres -et pas tous les arbitres- ont tout simplement déformée. Durant ce match, le quatuor arbitral s'est trompé en oubliant un pénalty pour le Barça, en expulsant un blaugrana et en ne le faisant pas pour un joueur adverse. Là ou d'autres en auraient fait toute une histoire, Guardiola est resté calme. Et, même après cela, on veut encore le sanctionner? La sanction, ce jour là, était déjà appliquée. Ce fut celle d'avoir fait perdre deux points au Barça.

 


Source: El Periodico

Posté par El Culé
Article lu 5661 fois