Article | Cruyff | samedi 18 décembre 2010 à 17:12  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Le caractère unique de ce qui s’est passé, a transformé Guardiola en un slam man. Qui donne la marche à suivre ?

La normalité, est revenue samedi une fois que le ballon a commencé à circuler. Et ce fut seulement une parenthèse de 90 minutes. Avant, le chaos et la désinformation régnaient. Après, c’était plus que pareil avec un Guardiola s’élevant seul contre tous.

Dès la première heure de l’après-midi, ils ont commencé à descendre le technicien azulgrana comme s’il était le coupable, et au fond  l’unique chose qu’il a faite a été d’attendre les ordres du club. L’équipe est arrivée à Pampelune et ils ont continué à tirer sur Pep. Et encore plus une fois la rencontre achevée. En fin de compte, en plus de son rôle d’entraineur, il se devait d’agir comme un porte-parole. Et l’acharnement continua.

Entre-temps, la seule chose qui valait la peine fut le 0-3, une victoire méritée du Barça, au vu  des circonstances qui ont entouré la dispute de la rencontre. Sommes-nous d’accord que ce que l’on a vécu dans les aéroports de toute l’Espagne était exceptionnel ? Et que cela a affecté des milliers de personnes qui avaient prévu de voyager en avion, sportifs inclus ? Pourquoi doute-t-on d’eux ? Dans l’esprit d’un athlète, il n’y a pas de place pour la tromperie. Si le terrain est bon, il joue. Si le terrain est mauvais, il joue. Le sportif s’adapte à tout. Si on lui dit d’y aller en avion, il prend l’avion. Si on lui d’y aller en bus, il prend le bus. Il suffit juste de donner  à un athlète un jour et une heure pour une rencontre pour qu’il y soit.

Qui prend les décisions ?

Le problème, encore une fois, réside au préalable dans la participation du film de plusieurs acteurs. Le club joue qui à la maison, le visiteur, la fédération et la Ligue de Football Professionnel. Quatre acteurs qui passent à cinq avec la presse. Ou six, si on ajoute le personnel des aéroports (AENA). Tous ont le droit de donner leur avis et c’est ainsi que le cirque a commencé. Ils disent cela aux uns ; aux autres, cela, et à la plupart d’entre eux, rien. Le problème ? Au vue du caractère exceptionnel de la situation avec les avions, c’est l’absence d’une personne, une seule, qui a le pouvoir de donner la marche à suivre. Qui les a appelé tous ? La fédération. Et là il n’y avait pas de personne appropriée pour dire blanc ou noir. Ou pour dire s’il est suspendu et qu’il n'y a pas de retour arrière ou secouez-vous et présentez-vous. Prenez le bus ou le vélo, mais le match est à tel endroit et à telle heure. A partir de là il n’y a plus de discussion. Exception faite, si tu vas ou tu viens d’une île.

Est-ce que l’absurdité de vendredi/samedi servira pour régler des situations similaires à l’avenir ? Si seulement c’était vrai. Est-ce que les parties impliquées peuvent mieux s’organiser ? Elles le peuvent. La question est de savoir s’ils le veulent puisque ce sont les mêmes acteurs qui font toujours ce qu’ils veulent. La fédération a sa Copa del Rey et met en place deux rencontres pour obtenir le plus de revenus. La LFP a sa Liga et n’envisage pas non plus de réduire le nombre d’équipes. La fédération a son équipe nationale et décide comme elle l’a décidé, comme par exemple de charger la pré-saison de certains et de voyager autour du monde (l’Argentine et le Mexique) à son profit (argent et des votes pour le mondial 2018). Les clubs, en s’alliant ou en se battant en fonction de l’argent qu’ils vont percevoir du prochain contrat télévisé. Dans ce contexte, comment n’allons-nous pas revivre l’idiotie  de samedi, avec des déclarations, des fausses promesses et des changements à la volée ?

Et par-dessus tout, il y en a qui se regardent le nombril pour voir si 20 minutes de retard sont un motif pour une perte de points. Et non pas trois. Mais Six. Riez … pour ne pas pleurer.

Le mondial en Russie

En ce qui concerne le choix de la Russie pour organiser la coupe du monde 2018, je n’ai rien à objecter. Même en pensant, non pas comme un hollandais, ni comme une partie impliqué dans la candidature, que la Hollande avait le meilleur des projets, je comprends que la Russie a été choisie. L’Angleterre a déjà eu l’attribution des JO (Londres 2012) et l’Espagne a eu son mondial en 82. Alors, un coup de pouce après le franquisme. L'Espagne d'aujourd'hui n'a rien à voir de celle-là d'il y a 30 ans ou plus. La Russie est un pays immense qui après avoir laissé derrière elle le communisme est maintenant presque parti pour l’autre extrémité. S’il y a assez d’argent, construire des stades et hôtels n’importe qui peut le faire. L’important c’est d’implanter le football.

Ce qui reste après

Nous venons de célébrer un Mondial en Afrique pour la première fois et avec succès. Dans quatre ans, l'Amérique du Sud, en retournant le Brésil. Et dans huit ans, l'Europe pour la première fois dans un pays de l’Est. L’unique chose que j’espère c’est qu’ils appliquent les choses qui étaient dans le programme de la Hollande, visant non pas tant à disputer un Mondial, mais à exploiter au mieux le pays par le football, la célébration d’une Coupe du Monde. C'est là où la FIFA doit intervenir, parce qu'en Afrique du Sud, lamentablement, on n’a pas utilisé la remorque pour tirer par l’éducation, l’entraînement et la formation les jeunes, bon ou pas, vis-à-vis du futur.

Source : elperiódico.es


Posté par weedzi2590
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