En Une | Cruyff | vendredi 12 mars 2010 à 03:12  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Le réel point noir du match à Almeria est qu'il y a toujours plusieurs joueurs qui ne sont pas à la hauteur, ce qui nuit grandement au collectif. Le point positif est venu de l'attitude de l'équipe à un de moins.

 

Commençons par la bouteille moitié vide. Le changement de leader de ne change finalement rien. Rien, car le point de référence est uniquement le Madrid-Barça de Bernabeu. Aller là bas avec deux point de moins ou à égalité revient au même. Le nul ou la victoire te feraient champion, la défaite, non. Ceci, dans l'optique que -ce qui est déjà supposé- les uns et les autres engrangent le même nombre de points jusqu'a la fin du championnat.

Maintenant la bouteille à moitié vide. Il reste cinq matchs avant le Clasico, et il y en aura sept après. Douze rencontres dans lesquelles il sera impossible de répéter les mêmes attitudes individualistes que l'on a vu à Almeria. Le plus grave est que tout ceci est tout sauf un acte isolé. Tout au long de ce championnat, les matchs où les triples champions de la saison passée n'ont pas été à la hauteur de la gloire passée sont déjà nombreux. Même si ce n'est ni un manque ni une obligation, cela accrédite la thèse de l'absence d'un rendement minimum. Et par rendement, je ne parle pas des points déjà engrangés, car le Real a du faire des statistiques historiques pour être à la hauteur de son rival. 

Par rendement, je parle du niveau footballistique affiché et de ce qui en découle. Voilà ce qui l'inquiète, ça et pas les chiffres ou les cabales des statistiques. Avoir été meilleur à Almeria, ou au Calderon, ou à Pampelune ou à San Mamés aurait eu pour but de se détacher du Real, même si c'est un des meilleurs Real de l'Histoire. 

DES ERREURS REPETEES

On leur à tiré les oreilles plusieurs fois déjà. Mais il n'en tiennent pas compte. Atlético, Racing, Stuttgart... Après trois matchs ratés, les joueurs ont réussi un con match contre Malaga. Peu importe leurs postes, ils courraient tous ce jour là. Tous donnaient tout ce qu'ils avaient. Et avec du coeur. En un sens, c'était un retour aux origines. Aux bases. Bon jeu de position, circulation rapide du ballon. Et beaucoup d'espace généré par tout cela. Et sans Henry et avec Ibra, qui est, en ce moment, la raison invoquée pour expliquer tant de bafouillements collectifs. 

L'entraineur peut parler jusqu'a ne plus en finir. Il peut montrer clairement des exemples, stigmatiser untel ou untel, parmi ses joueurs ou ses adversaires, mais si par la suite ses joueurs n'appliquent pas les bases -jeu placé et rythme dans la possession du ballon- les problèmes arrivent. Est-ce Almeria qui a été bon? Les andalous furent très bien organisés défensivement, comme toutes les équipes. Aussi bien celle de première que de quatrième division. Joue lentement et défensivement tu feras la moitié du travail de ton adversaire. L'autre moitié se fera par l'ordre qui en découlera.

 

 

A tout ceci, rajoute quelques erreurs individuelles et tu sauras le pourquoi du comment des deux buts encaissés. Le premier sur un corner qui n'aurait jamais du avoir lieu tant il est un cadeau offert à l'adversaire dans la relance, une relance sans aucune pression adverse par ailleurs. Et le deuxième -quelle malchance!- un but contre son camp. Une action difficile, certes, mais que l'on n'aurait surement jamais vu si la pression blaugrana n'avait pas été si indolente.

DES ACTIONS QUI TRAHISSENT DES FAIBLESSES

Ce n'est pas pour remuer le couteau dans la plaie, mais le deuxième but d'Almeria intervint après un manque total de jeu dans le camp adverse. Et il ne fait pas suite à une passe magique qui trompe tout le monde mais après une indolence rare au moment d'aller presser pour récupérer la balle au milieu de terrain. Deux passes faciles, practiquement latérales et sans opposition, puis une ouverture sur le côté, et boum, centre au couteau, reprise malheureuse et le ballon est au fond des filets. Et dans les deux cas, Henry et Ibrahimovic n'avaient rien à voir là dedans. La réaction de l'équipe après l'expulsion d'Ibrahimovic et avec le score contre elle nous invite à être optimistes. Mais elle trahit quand même les joueurs. Du moins beaucoup d'entre eux. Si on leur demande, il peuvent monter deux ou trois degrés dans leur niveau. 

Mais pour l'instant, il y en a encore qui ne sont pas à la hauteur. Moi, je les inviterais simplement à se regarder dans le miroir. Et de regarder ce qu'ils faisaient il y a peu, et ce qu'ils font actuellement. C'est une question individuelle qui affecte le collectif. Il n'est pas trop tard pour rétablir la situation, mais tout passe par se regarder dans le blanc des yeux. Ou tu récupères ton style et la manière de l'utiliser, ou il y aura beaucoup d'autres résultats comme celui de samedi. Et, serré comme l'est ce championnat, tu devras dépendre des autres. De ce que font le  Real et les autres. Car, s'il te reste des matchs pour décroches tes objectifs, c'est aussi le cas pour le Real.

 


Source: El Periodico

Posté par El Culé
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