En Une | Cruyff | vendredi 31 décembre 2010 à 12:55  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

L’ancien joueur blaugrana affirme qu’il avait convaincu Laporta de vendre Eto’o et de recruter en premier lieu Ibrahimovic et d’avoir Villa comme seconde solution.

Cruyff

A chaque fois que Johan Cruijff parle, cela fait sensation. L’ancien entraîneur de Barcelone, l’exemple ultime de la connaissance de l’environnement de cette équipe dont il a lui-même été l’un des principaux artisan lorsqu’il était assis sur le banc blaugrana, a assuré que l'ancienne direction n’est nullement coupable des dettes qui enlisent le club : « Nous mettons toutes ses histoires de dettes sur le dos de Laporta, alors que les véritables coupables sont Txiki, Pep et moi. »

Cruijff se justifia en affirmant que les récents succès sportifs sont étroitement liés aux récentes opérations effectuées sur la position d’avant-centre. Le sélectionneur de la Catalogne explique dans son article hebdomadaire publié dans El Periodico, qu’il soutenait Begiristain et Guardiola lorsqu’ils demandaient le départ de Samuel Eto’o.

« Même sans être convaincu par ce départ, Laporta avait cédé face à notre volonté et tout le monde savait qu’il avait beaucoup d’affection pour Eto’o. Si ça ne tenait qu'à lui, Eto’o ne serait pas parti » affirma Johan Cruijff avant d’ajouter qu’il avait aussi soutenu l’idée de ses deux anciens disciples de la ‘Dream Team’ de choisir Zlatan Ibrahimovic comme remplaçant du camerounais : « Nous avions convaincu le président de faire cet énorme investissement puis nous avons vu que nous avions tort. »
La décision suivante fut d’acheter David Villa dans une opération qui a été conclue pour 50 millions d’euros et à ça il fallait ajouter l’argent perdu avec le transfert d’Ibrahimovic à Milan. « Un coup dur pour les finances mais un pas en avant sur le plan sportif » dit Cruijff.

L’ancien technicien considère que, si l’on respecte les chiffres, « un autre président aurait pu nettoyer facilement tout cela, en n'achetant pas Villa, en continuant avec Ibra. Et au jour d’aujourd’hui il n’y aurait ni de Villa, ni de meilleure équipe du monde. Et si l’on prend en compte les résultats de la vente de Yaya Touré et une vente supplémentaire (sans toucher aux trois potentiels ballons d’or), nous n’aurions pas toutes ses frasques financière. »

« Nous l’avons convaincu de se séparer d’Eto’o, et qu’il était sage d’acheter Ibrahimovic, et quand nous avons vu que nous nous étions trompé, nous avons soutenu la vente du suédois. Et nous avons aussi soutenu l’achat de Villa. Comme le dit le dicton: faire un pas en arrière pour faire deux pas en avant. » ajouta Johan Cruijff.


Traduit par Kikujiro.


Source: La Vanguardia.

Posté par Wacil
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