Article | Clasico Et Derby | dimanche 28 novembre 2010 à 22:23
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Demain soir, les amateurs du ballon rond auront rendez-vous avec un des clasicos les plus attendus de l'histoire. Cette attente réside peut être dans les matchs dans le match que proposera la rencontre.
Lundi à 21h (20h GMT), se joue l'un des matchs de l'année. Le clasico tant attendu aura enfin lieu, et opposera les équipes en forme du moment. Au delà de la rivalité historique entre les deux ténors du football espagnol, c'est dans un climat électrique qu'Iturralde Gonzalez donnera le coup d'envoi de ce sommet. Ce ne sont pas seulement les deux équipes présentes sur le terrain qui définissent cette rivalité, ce ne sont pas seulement les deux clans de supporters des deux clubs. Les acteurs de la rencontre, à savoir les joueurs et les deux entraîneurs, symbolisent ce choc titanesque. Des deux gardiens de buts jusqu'aux deux coachs, en passant par les joueurs de champs, nous vous proposons les duels qui marqueront le clasico de demain soir.
Depuis plusieurs saisons, nous assistons au même duel. Casillas-Valdés, Valdés-Casillas ... 7 ans et 14 clasicos de concurrence, voilà qui résume bien l'expérience des deux hommes au moment d'aborder ce genre de rencontres. Les deux se sont habitués à être les sauveurs de leurs formations, comme ils ont pu l'être au clasico de 2008 au Camp Nou (2-0).
Victor Valdés s'améliore saison après saison. En ne concédant que 24 buts en 38 matchs de Liga la saison dernière, il s'est montré décisif pour la consécration du Barça. Il a su prouver sa valeur aux yeux des observateurs du football espagnol, à tel point qu'un débat entre lequel mériterait de défendre les cages de l'Espagne au Mondial fut relevé et discuté. L'originaire de l'Hospitalet a fini par être sélectionné par Del Bosque, mais sans pour autant gagner sa place de titulaire. Sa présence en Afrique du Sud n'en demeure pas moins une véritable récompense pour celui qui a longtemps été le bouc émissaire, le critiqué, le mal aimé de Barcelone.
Cette saison, Valdés continue sur sa lancée en n'encaissant que deux buts en championnat. Après des années mi figue mi raisin, 'Totor' est enfin arrivé à maturité dans sa carrière de gardien de but. Depuis trois saisons, il dégage de l'assurance et beaucoup de sureté dans ses prestations. La régularité est devenu son maître mot. Et nul doute que les supporters blaugranas compteront sur lui pour sortir un énième bon match, dans la lignée de sa prestation lors du clasico 2003/2004, celui de 2008/2009 au Camp Nou ou encore les deux derniers de la saison passée.
De son côté, Iker Casillas, le sauveur de la Roja au mondial sud-africain et l'héritier du brassard de Raùl, se positionnera une fois de plus comme un atout fort de l'équipe blanco. En difficulté par moment la saison dernière, Casillas retrouve des couleurs sous les ordres de Mourinho. Avec 6 buts encaissés en Liga, il défend les cages de la meilleure défense du championnat, une défense mieux organisée. Une aubaine pour San Iker à qui il en faut moins pour prouver qu'il est le meilleur gardien de but au monde.
Demain, les deux meilleurs gardiens espagnols ne chômeront pas. Valdés aura affaire à Ronaldo, Higuain, Ozil et Di Maria. Casillas se mesurera à Léo Messi, David Villa et Pedro. Devant tant d'armes offensives dotées de grandes qualités de finition, les deux hommes devront sortir le grand jeu pour garder leurs cages inviolées. Avec Valdés et Casillas, le Barça et le Real tiennent les gardiens qu'il faut pour pimenter ce clasico.
Puyol-Piqué, Piqué-Puyol ... la charnière championne du monde est certainement la meilleure sur les deux dernières années. Véritables rocs défensifs quand il faut sortir les crocs, ils sont les fers de lance de la relance propre au sein de leur formation, une des clés de la philosophie de jeu du club blaugrana. Les deux hommes, autant inséparables sur le terrain que dans la vie privée, excellent par leur surprenante complémentarité. Tandis que Puyol brille par sa combativité à toute épreuve, Piqué dégage l'image du défenseur propre et élégant. 'Tiburon Puyol' et 'Piquenbauer' sont deux surnoms qui soulignent cette corrélation entre les deux catalans.
Mais si les deux protégés de Guardiola sont des plus complémentaires, la charnière madridista composée de Pepe et Carvalho n'a rien à leur envier depuis le début de saison. Carvalho, la recrue défensive de Mourinho, s'est adapté à la Liga de façon impressionnante. Les deux portugais constituent l'assise défensive recherchée par le 'Mou' et sont des pièces essentielles du succès actuel du Real Madrid. 6 buts encaissés, voilà tout ce qu'ont concédé Carvalho et Pepe en douze journées de Liga. En plus d'être sacrément effiace, cette charnière est un exemple de concentration et de rigueur défensives, et semble rarement dépassée.
Encore une fois, au vu des talents offensifs dans les deux camps, ces deux duos ne pouvaient espérer mieux comme adversaires. A ce niveau là, ils n'auront pas le droit à l'erreur, d'un côté comme de l'autre.
On dit que les milieux de terrains définissent le style de jeu de leurs équipes. Et avec Xavi Hernandez et Xabi Alonso des deux côtés, c'est encore plus le cas. Car comment Pep et Mourinho peuvent se passer de leur métronome au vu de leur influence sur le jeu ? A l'heure actuelle, il est difficile d'imaginer le Barça aborder le clasico sans Xavi, comme c'est également le cas à Chamartin concernant Alonso.
Confiant pour le match et apparemment guéri de ses pépins physiques, Xavi semble en mesure d'apporter sa science du jeu et d'être à la baguette pour mener le bateau blaugrana. Le grand favori pour le FIFA Ballon d'or tient ici une occasion en or pour faire la différence et postuler pour le titre individuel suprême. Et ce ne serait pas une première pour Xavi, lui qui a été l'homme du match de la victoire 0-2 au Bernabéu la saison passée, grâce à ses deux passes décisives et à sa qualité de temporisation et d'accélération du jeu. Et un an plus tôt, contre le même Real Madrid, il avait atteint la barre des quatre passes décisives en un match, un récital de mouvements collectifs et de passes réussies.
Si Xavi semble le mieux armé et un meilleur dépositaire du jeu, Xabi Alonso aura un rôle plus défensif. Une espèce de tour de contrôle qui oriente le jeu, bien aidée par le travail dans l'ombre de Khedira. Les prestations de Xabi Alonso et ses caractéristiques lui ont valu la comparaison avec le style de Pep Guardiola. L'auteur de ce rapprochement n'est autre que Mourinho, qui a une confiance aveugle en son milieu de terrain.
Plus que jamais, Xavi et Xabi Alonso devront réguler le jeu, trouver des solutions offensives et orchestrer les actions de leurs équipes. A coup sûr, ils seront une des clés du déroulement de ce Clasico.
S'il y a bien un match dans le match qu'il ne faudra pas manquer, c'est bien celui-ci. Léo Messi et Cristiano Ronaldo sont en concurrence depuis déjà trois à quatre ans, et leur duel revient dans les esprits à chaque confrontation directe. Ce sont les meilleurs joueurs du monde, ceux qui font le plus facilement et le plus efficacement la différence. Quoi qu'on pense du prochain Ballon d'or, ces deux joueurs l'auraient mérité rien que par leur gigantesque talent et leur début de saison en boulet de canon. Car que faut-il penser de leurs statistiques actuelles ? Avec respectivement 14 et 13 buts en Liga (en 12 journées) et des prestations régulièrement de haut niveau, Ronaldo et Messi sont au-dessus de tout depuis le début de saison.
Cristiano Ronaldo d'abord, s'est bonifié sous les ordres de Mourinho. Souvent à la finition, il n'hésite pas à défendre et ne ménage plus ses efforts au pressing. Redoutable en coup de pied arrêté et en contre attaque, il constituera un danger permanent pour le Barça. Le Portugais semble avoir la faim de titre qu'il faut pour briller cette saison.
Lionel Messi, lui, est sur sa lancée des deux dernières saisons. Propulsé à la hauteur de Diego Maradona grâce à ses prestations d'extraterrestre, la Coupe du Monde est venue gâcher son objectif estival auquel il s'était consacré. Revenu à Barcelone, il retrouve sa magie, son efficacité et des couleurs en sélection. Le bourreau de Casillas est plus que jamais prêt pour ce Clasico.
Les deux joueurs ne sont plus à présenter. Leur rivalité est comparable à celle de Maradona et Pelé, ou Zidane et Ronaldo. Alors qu'ils divisent la planète football en deux clans de fans, et que les comparaisons ne cessent de s'accroitre, ils enchaineront les doublets et les triplets et se répondront mutuellement sur le terrain. A vous de jouer les artistes !
"Pep est plus harmonieux que Mourinho. Guardiola a 'une histoire'. Il sait parfaitement expliquer les choses. Quand il y a un problème et qu'il t'offre des solutions, tu le crois sur parole", a signalé Sebastià Serrano, un communicologue. La rivalité, ou du moins la comparaison entre Guardiola et Mourinho nécessite bien l'avis d'un spécialiste.
Les deux entraîneurs diffèrent tout d'abord par leur comportement respectif. Tandis que Pep est plus calme sur le banc, plus impartial dans ses sorties médiatiques, Mourinho en bon psychologue est plus tranchant dans ses propos, plus extrêmiste dans ses actes. Pour illustrer cette différence, les culés gardent en tête l'image du Portugais chuchotant dans l'oreille de son vis-à-vis au moment où ce dernier donnait ses consignes tactiques à Ibrahimovic, lors du dernier Barça-Inter. La réaction de Pep, ignorant son interlocuteur, souligne bien la différence de tempérament entre les deux hommes.
Mais les deux diffèrent également dans le style de jeu insufflé à leur équipe. Tandis que Guardiola s'accroche à la philosophie du club blaugrana et demeure créatif dans le jeu offensif, Mourinho symbolise la rigueur tactique et l'esprit de la gagne. Gagner à tout prix serait la devise de Mourinho, gagner en jouant bien celle de Guardiola. Toutefois, la version 'Mou' de ce Real Madrid laisse imaginer un match au sommet au niveau offensif. Avec 33 buts pour chacune des deux équipes, les deux coachs penseront d'abord à gagner ce match avant de chercher à ne pas le perdre.
Les deux entraineurs adoptent des styles différents, tant sur qu'en dehors du terrain. Mais, du fait du passage du Portugais à Barcelone à l'époque où Pep était encore joueur, il existe un respect profond entre les deux hommes. Différents comme ils sont, ils s'élancent des éloges mutuels. Mais gardons à l'esprit que tout ceci est dans une ambiance électrique, qui sera assurément pimentée par un Camp Nou en ébulition.

En vue de ce Clasico très attendu, nous vous proposerons de visualiser sur ce lien, un trailer complet et toujours dans une idée de duels et de rivalités.
Posté par Visca-Barça
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