Article | Clasico Et Derby | mercredi 16 novembre 2005 à 22:32  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Ferran Adria, le meilleur chef au monde, vivra le duel depuis Paris. Culé déclaré, il compare Rijkaard à un cuisinier qui combine avec savoir ses ingrédients








15/11/05 : Le Barça peut présumer d'avoir dans son effectif l'un des meilleurs joueurs de la planète. Mais il peut aussi également se réjouir d'avoir parmi ses plus fervents supporters le meilleur chef de la planète, Ferran Adrià. Le cuisinier est Barcelonais à chaque fois qu'il le peut et ce samedi, le jour du clasico, ne sera pas une exception.

Son Barcelonisme vient du côté paternel, "un superculé qui m'emmenait toujours au stade", bien que le jour de la rencontre il sera loin de Barcelone, concrètement à Paris. "C'est un voyage qui combine travail et plaisir et j'espère pouvoir regarder la rencontre", a dit Adrià à MD. De la rencontre il attend "de gagner", bien qu'il ne veuille pas 'se mouiller' et donner un pronostic : "L'important est de vaincre ; le résultat importe peu". Ce qu'il sait clairement est que le Barça "ne sera pas ridicule au Bernabéu".

Que gagne ou perde l'équipe azulgrana, Ferran Adrià n'en perd pas l'appétit, au contraire, "je ne suis pas de ceux qui ne dînent pas lorsque perd le Barça. Manger est aussi important que le football", affirme le maître du Bulli, qui recommande "de ne pas faire de menu arrête avant la rencontre. Il faut le faire pour le repos". Sa recette pour la mi-temps est simple, "un buffet froid" et ensuite "aller au restaurant pour fêter la victoire ou pour noyer sa peine avec un bon dîner".

Adrià donne énormément d'importance aux ingrédients, qui doivent être "les meilleurs, bien qu'il soit important qu'ils soient équilibrés", chose si essentielle dans les fours comme dans le football : "Le travail du chef de cuisine, ou chef comme on dit populairement, est semblable à celui des entraîneurs. Tous les deux doivent coordonner les ingrédients pour que tout se passe bien, s'ils ne font pas ainsi, la catastrophe arrive". Ferran considère que l'entraineur azulgrana, Frank Rijkaard, a su trouver cet équilibre de valeurs au sein de l'effectif dont il dispose : "En cuisine tu peux avoir des ingrédients exquis, mais sans eau, sel, du lait, du sucre et des oeufs tu ne peux rien faire. Dans le football c'est la même chose ; Ronaldinho, Messi, Eto'o ou Deco sont du caviar, mais sans le reste de l'équipe ils ne peuvent rien faire". Puyol est pour Adrià "des oeufs qui donnent du professionnalisme", tandis que Ronaldinho est "la magie de tendres pignons" ; Deco, "de l'huile d'olive qui donne de l'équilibre" ; Eto'o, "l'efficacité du sel" et Messi "le meilleur produit au monde".


Fan de Messi et de Ronaldinho

L'idole de Ferran Adrià est Johan Cruyff, "le footballeur le plus brillant qui ait foulé une pelouse" et dont il n'oublie pas "le 0-5 au Bernabéu en 1974, le meilleur clasico que j'ai jamais vu". Des joueurs de l'effectif actuel, le chef n'a pas de doutes pour signaler Ronaldinho et Messi. Il a seulement des mots d'éloge pour les deux joueurs, bien qu'il reconnaisse que dans le cas de 'Ronnie' "j'ai été un peu sceptique avec lui, mais maintenant je suis émerveillé. Il fait de la magie avec le ballon, comme Maradona et Cruyff ". Un niveau auquel il est convaincu que parviendra Lionel Messi et qu'il dépassera même parce que "il a par tout pour être le numéro un et marquer toute une époque dans le monde du football. C'est un joueur spectaculaire et efficace".

Tout ce qu'a de bon le Barça manque au Real Madrid, selon Ferran Adrià. Le motif est que "ils n'ont pas trouvé la réussite dans leur recrutement", bien qu'il signale que "le football est tellement illogique que dans deux mois la situation actuelle peut changer". En parlant de l'équipe blanche, le chef a dévoilé que "on m'a plusieurs fois invité à la tribune présidentielle du Santiago Bernabéu, mais je ne suis jamais allé" et que ses 'piques' avec ses collègues du Real Madrid "sont amusants, avec énormément d'humour". Bien que, il souligne, que "à Madrid il y en a beaucoup qui sont pour le Barça. Par exemple le cuisinier du Casino de Madrid, avec lequel je collabore, il est aussi pour le Barça".


“Txiki, l'image de ce que doit être le Barça”

Ferran Adrià maintient une magnifique relation avec Txiki Begiristain. Tellement que pour le chef il est “l'image de ce que doit être le Barça. Il est respectueux, éduqué et il apporte de l'équilibre à l'époque”. Pour Ferran Adrià, Txiki et Rijkaard forment “une équipe parfaite, qu'il faut féliciter pour les renforts” et il a ajouté que “le succès du Barça est du en partie au corps technique. Il a su recruter avec une grande cohérence durant ces deux saisons, ce qui démontre que ce n'est pas une question de chance”.


Un cuisiner avec l'âme d'un chercheur

Ferran Adrià Acosta (Santa Eulalia, L'Hospitalet, 1962) s'est hissé au plus haut de la cuisine mondiale. A la une des plus prestigieuses revues et journaux du monde ('Time', 'Le Monde', 'New York Times'...) il est considéré comme le meilleur chef au monde. Connu pour ses innovantes idées gastronomiques remplies d'imagination, Ferran Adrià a commencé sa relation amoureuse avec la cuisine en 1980 en tant que plongeur au petit Hôtel Playafels de Castelldefels. De là, jusqu'au mythique et primé 'El Bulli' de Roses en août 1983, Adrià passe par des cuisines d'Ibiza, Barcelone ou Cartagena. Ses envies pour découvrir de nouvelles saveurs et nouvelles textures aux aliments l'ont rendu célèbre dans le monde. Un succès qui n'a pas fait attraper la grosse tête à Ferran Adrià, qui continue à chercher pour surprendre chaque saison.


Traduction :

Posté par marco93FCB
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