11 décembre 2004 : Il y a quelques mois il a du quitter le banc à cause d'un cœur trop sévèrement puni. Ce furent 20 ans passés au centre de formation de l'Albacete Balompié après une courte carrière de footballeur, puisqu'à 27 ans il a du tout laisser tomber à cause d'une rupture des ligaments croisés. Jose Manuel Balo, 'Balito' pour tant de gamins qui sont passés entre ces mains, vit à 54 ans une époque de 'récolte' de ses fruits après avoir semé et soutenu celui qui est actuellement la référence footballistique dans son Fuentealbilla natal et son Albacete footballistique, Andrés Iniesta. Samedi, il a été voir l'Alba-Barça, comme à chaque fois que les azulgrana visitent la capitale manchega et il a tenté également d'approcher l'hôtel de concentration des azulgrana pour rappeler à son pupille, bien qu'il n'en ait pas besoin, que “le plus important dans la vie est de rester humble”.
Balo a coïncidé avec Andrés Iniesta en 1995. L'actuel azulgrana n'avait que 11 ans et n'avait joué que dans son village. “Andrés était la typique exception du football qui seulement en le voyant jouer tu te rends compte qu'il fait la différence. Il n'y a pas besoin d'être extraordinaire, ni d'avoir une vision particulière : c'était un gamin qui rendait les choses faciles, marqué par un football de haute catégorie et j'ai rapidement dit à son père qu'il allait rester peu de temps ici parce que le FC Barcelone ou le Real Madrid allait l'emporter”. Et pour qu'ils le remarquent bien avant, Balo l'a emmené à l'édition du tournoi de Brunete 95, étant le joueur le plus jeune du tournoi. Là bas il a démontré de bonnes manières bien qu'il ait explosé un an après. Elu meilleur joueur du tournoi de Brunete 96, Oriol Tort, Joan Martínez Vilaseca et Albert Benaiges l'ont convaincu de rejoindre la Masia.
“Andrés sera le meilleur joueur du monde dans 3 ans, il ne lui manque qu'un peu plus d'expérience. S'il n'est pas encore titulaire au Barça c'est parce qu'il a des 'dieux' plus âgés que lui et il doit attendre son opportunité. Mais il a déjà démontré que quand il rentre, son football est extraordinaire” signale ce Galicien de Pontevedra, qui est passé par l'Uruguay avec ses parents, qui a joué à l'Espanyol de Pepe Santamaría et Glaría et qui a terminé à Albacete après avoir fait partie de Moscardo et de Murcie. “Peu de personnes connaissent les sacrifices que cette famille a du effectuer pour son enfant. Les voyages depuis Fuentealbilla à Albacete les mardis, jeudis et les samedis pour jouer”.
Le seul message que lui répète toujours son découvreur parle d'avenir. “La clé est de ne pas changer de mentalité, d'être humble, de ne pas croire celui qui est à l'autre bout du monde et qui n'a rien démontré, ainsi peu à peu il deviendra le meilleur du monde parce que les qualités, il les a”.
Une référence pour les alentours
Balo, qui n'a qu'un seul maillot d'Andrés –”il me l'a donné l'année dernière”– fait également partie de ceux qui “devraient le remercier et non pas l'inverse. C'est un garçon qui aime le football, il est né pour devenir ce qu'il est, un footballeur et avec des personnes comme ça, il est facile de travailler”. Ce qui est beau pour cet entraîneur qui a marqué, avec l'historique joueur d'Albacete Catali, l'avenir d'Iniesta, est “de pouvoir deviner ce qu'il va faire. Quand je le suis à la TV, avec mes enfants, je sais qu'il va faire un contrôle orienté, qu'il va passer. C'est normal, ce sont des mouvements que je lui ai vu toujours faire et que lui seul sait faire. Des exceptions comme celles d'Andrés sont très difficiles de trouver. Pas vrai qu'il aime peu les interviews ? C'est qu'il a toujours été comme ça : Andrés sait que là où il doit parler est sur un terrain de foot et qu'ici, à Albacete il a les siens. De plus, à présent il sait qu'il est notre référence et un exemple pour les plus jeunes”.

José Manuel Balo a connu Iniesta en 1995 dans les catégories inférieures d'Albacete. Le joueur du Barça avait 11 ans et antérieurmeent, il n'avait joué que dans l'équipe de son village, Fuentealbilla
Source : Mundo Deportivo