05/02/06 : La victoire européenne que le Barça a obtenu devant le Real Madrid en 1960 a énormément 'fâché' les blancs que ceux-ci ont signé par la ensuite la meilleure série triomphale de l'histoire de la Liga et, 45 ans après, curieusement le club azulgrana peut égaler ce record s'il bat aujourd'hui l'Atlético. Entre ce Real Madrid qui a accumulé cinq Coupes des Clubs Champions dans les cinq premières éditions et le Barça actuel il y a des arguments suffisants pour les cataloguer d'équipes historiques par l'ineffaçable trace du football spectaculaire, offensif, incontrôlable et gagnant, qu'elles ont laissée.
Avant d'enchaîner 15 victoires dans la saison 1960-61, l'équipe blanche a vu son hégémonie dans le tournoi continental se rompre le 23 novembre 1960 en tombant en huitièmes de finale face au Barça. Après le 2-2 du Bernabéu, les azulgrana ont gagné (2-1) avec un but contre son camp de Vidal et un d'Evaristo. Quelques mois plus tard, les poteaux de Berna ont évité le titre des 'culés'. À partir de là, des cartons avec une grande supériorité sont arrivés, une moyenne de 3.8 buts en faveur par rencontre et le 3-5 du Real Madrid au Camp Nou.
Comme l'actuel champion de Liga, le Real Madrid d'il y a un demi-siècle avait sur le banc un homme qui avait déjà brillé en tant que joueur. Miguel Muñoz est entré dans l'histoire en tant qu'entraîneur et a remporté deux Coupes des Clubs Champions (1960, 1966) en tant qu'entraîneur. Rijkaard, trois fois champion continental (1989, 1990, 1995), peut se joindre au groupe complété par Giovanni Trapattoni, Johan Cruyff et Carlo Ancelotti.
Les parallélismes ne s'arrêtent pas là. Les deux capitaines sont des hommes de la maison et du club. Paco Gento, le footballeur avec le plus de Coupes des Clubs Champions (6 au total) à son palmarès, a été considéré comme le meilleur ailier gauche de tous les temps jusqu'à l'éclosion du défunt George Best. Aujourd'hui, personne ne discute Carles Puyol comme pièce indispensable du Barça et de la sélection espagnole par sa capacité à mener la défense et améliorer le rendement de ses coéquipiers.
Sans être parvenu aux records d'Alfredo di Stéfano, Ronaldinho est la star de ce Barça. La 'Saeta Rubia' a laissé son empreinte durant les années 50 par sa facilité devant les buts bien qu'au-delà de perforer les filets adverses il ait exercé de leader à l'intérieur et à l'extérieur du terrain de jeu. La même chose se produit avec le Brésilien, le meilleur de la planète et avec une Coupe du Monde à son palmarès mais avec encore une brutale ambition à 25 ans.
La cohérence d'un bloc rempli d'acteurs en rien secondaires est un autre secret du succès entre ces deux équipes historiques. En dépit d'avoir été absent dans les deux dernières rencontres, Eto'o est le 'pichichi' de la série avec 11 buts et en totalise 18 dans la Liga. Avec lui brillent d'autres meneurs comme Deco et Leo Messi. Di Stéfano était entouré du 'cañoncito' Ferenc Puskas, avec 15 buts dans les 15 victoires consécutives, et 28 dans les 30 duels de Liga de cet exercice. Luis del Sol en a également obtenu 15 dans la série avant de triompher à la Juventus. Il reste encore aujourd'hui le seul joueur espagnol à avoir intégré la 'vecchia signora'.
L'Atlético avait également été le seul à battre le Real
Le Real Madrid n'avait perdu qu'une seule rencontre de Liga 1960-61 avant de fêter 15 victoires à la chaîne et curieusement ce fut face à la même équipe qui a battu le Barça cette saison. L'Atlético a gagné (1-0) le 11 septembre 1960 avec un but de Jones dans la première journée, mais est ensuite tombé (3-1) en pleine série blanche à Chamartin. La même chose peut se produire aujourd'hui avec le Barça, qui a perdu (2-1) dans la 3ème journée au Vicente Calderón
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Traduction : http://www.fcbarcelonaclan.com/
Source : Mundo Deportivo