Article | Histoire | dimanche 14 mai 2006 à 19:49
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Un coup de canon de Koeman à la 111\' a battu la \'Samp\'.
Salinas et Stoichkov auraient pu marquer avant la prolongation
Deux occasions manquées de Vialli face à Zubi ont mis la note dramatique…

13/05/06 : Le 20 mai 1992, à Wembley, le Barça ne pouvait pas perdre. C'était la troisième fois que le Barça atteignait la finale de la Coupe des Clubs Champions et les deux fiascos antérieurs donnaient l'impression d'être des phénomènes paranormaux. Face à Benfica, les poteaux ont matérialisé l'une des plus grandes injustices de l'histoire du football. Un quart de siècle plus tard, à Séville, la malchance s'est transformée en une légende noire. Pour exorciser efficacement ce qui semblait être une malédiction démoniaque, il a été nécessaire de recourir à la magie d'une année comme 1992, celle des Jeux Olympiques, et d'un stade où le football était religion.
Trois ans auparavant, en 1989, le Barça en avait terminé avec un autre maléfice, celui du Wankdorf Stadion de Berne, où il avait été vaincu par Benfica en 1961 et où les Hongrois de ce Barça (Kocsis et Czibor) avaient également perdu la finale de la Coupe du Monde, en 1954, devant la République fédérale Allemande. À Berne finalement la Sampdoria est tombée en Coupe des Coupes de 1989. Le même rival, avec Boskov sur le banc, croisait de nouveau le chemin du Barça en 1992.
Comme cela est propre au Barça, les jours préalables à la rencontre ont franchi les limites de la normalité. Josep Lluís Núñez avait annoncé trois jours auparavant, qu'en 1993, lorsqu'il finirait son quatrième mandat, il n'allait pas se représenter. Finalement, non seulement il est revenu en arrière mais personne ne s'est présenté : il a été proclamé président sans vote parce qu'il n'y a pas eu de rival qui puisse le défier.
L'annonce de la démission de Núñez, qui a eu lieu sur TV3 le dimanche antérieur, a fait en sorte que les sursauts soient restés en dehors du vestiaire. Pour une fois, le Barça a préparé une finale avec tranquillité et avec des joueurs, des techniciens et des dirigeants unis par un objectif commun : la Coupe d'Europe. À Berne, une grande équipe avait naufragé dans la dernière ligne droite ; à Séville, l'entraîneur ne communiquait plus avec les deux étrangers, qu'ils avaient tenté de faire changer l'été précédent, malgré la Liga remportée. Wembley fut différent. Le Barça de Cruyff a pénétré la pelouse du vieux stade convaincu de ce qu'il devait faire et protégé par une sorte de justice historique qui devait indemniser les azulgrana.
Amor absent grâce à son courage en ne se cachant pas en demi-finales face au Benfica (il avait reçu un carton jaune synonyme de sanction pour la finale), la première surprise de la finale a été la titularisation de Julio Salinas au lieu de Richard Witschge pour des problèmes physiques. Julio n'a pas marqué, mais il fut un poison pour la charnière centrale génoise et a obligé Pagliuca à dévier providentiellement en corner un de ses tirs dès la reprise de la seconde période. Pendant la première mi-temps, la Sampdoria avait été plus près du but grâce à deux actions de Lombardo.
Après le repos, l'occasion de Salinas a été le coup de feu de départ d'une phase dans laquelle les azulgrana auraient pu décider de la victoire. Après un superbe arrêt de Pagliuca sur un tir de Stoichkov, peu après il allait tirer sur le poteau. Le ballon n'avait pas voulu entrer, ce qui a laissé place à deux sursauts énormes à la charge d'un Gianluca Vialli providentiellement malchanceux devant Zubizarreta.
L'ombre de tous les démons d'antan a plané pendant un bon instant sur Wembley. Tandis que les supporters qui étaient déjà présents à Séville se torturaient avec ce souvenir, Ronald Koeman a lancé, à la 111', un obus qui a passé le mur de la 'Samp' et qui a rendu inutile l'envolée de Pagliuca sur sa droite. La faute avait été commise sur Eusebio. Hristo a remué le ballon, Bakero l'a arrêté et le tir de Koeman a changé le cours de l'histoire du Barça
Fiche techniqueAu total, 25.000 supporters barcelonais se sont déplacés jusqu'à Wembley. 151 autocars, entre la caravane officielle du club et les autocars organisés par les 'Penyes', et 40 vols en avion ont transporté le public, qui a pris Londres et qui a fait de Piccadilly Circus son point de rencontre.
Traduction http://www.fcbarcelonaclan.com/
Posté par marco93FCB
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