En Une | Histoire | dimanche 18 avril 2010 à 23:42  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Dixième et dernier article de la série consacrée à la décennie du FC Barcelone (2000-2009). Après son triplé fabuleux en 2008-2009, la Pep Team est déterminé à marquer un peu plus l'histoire. Objectif: gagner 6 titres.

27 mai 2009 : le F.C. Barcelone clôt une saison extraordinaire par un triplé qui l’est tout autant. La Catalogne est en ébullition, et le reste du monde est aux pieds de la Pep Team. Mais la réussite fait des émules, si bien que l’attraction médiatique se déplace rapidement du côté de la capitale espagnole. Le retour de Florentino Perez aux commandes du navire merengue s’accompagne en effet de transferts dont les montants provoquent au mieux le vertige, au pis l’écœurement d’une planète enlisée dans la pire crise économique de l’après-guerre. Kaka d’abord, acheté 67 millions d’Euros à un Milan AC endetté, Cristiano Ronaldo ensuite, estimé à 94 millions d’Euros, deviennent les deux transferts les plus chers de l’histoire, battant les records détenus par deux anciens joueurs… du Real Madrid (Zinedine Zidane et Luis Figo). Karim Benzema, Xabi Alonso, Raul Albiol, Esteban Granero ou Alvaro Arbeola viendront alourdir également la facture, qui avoisine au total les 250 millions d’Euros ! Le Chilien Manuel Pelligrini, adepte du toque, est débauché de Villarreal, comme une réponse à ce Barça qui aime faire circuler le ballon plus vite que toute autre équipe.


La contre-attaque est donc entamée par les rivaux qui souhaitent stopper l’hémorragie blaugrana. Guardiola le sait : rééditer une saison du même acabit sera très difficile. Il faudra se montrer encore plus fort que l’an dernier, disposer de nouvelles possibilités tactiques afin de ne pas voir le scénario de Stamford Bridge, où la correctionnelle avait été frôlée, se reproduire. Un homme en fait les frais plus que les autres : Samuel Eto’o, troisième buteur de l’histoire du club (130 buts en 5 saisons tout comme Rivaldo). Déjà indésirable à l’arrivé de Guardiola en 2008 qui semble lui préférer un pivot-remiseur, le Camerounais paie surtout un égo réputé difficile. A un an de la fin de son contrat, et avec un agent, Josep Maria Mesalles, résigné à lui trouver un dernier grand club, le divorce se consume avec la direction, et ce bien qu’Eto’o ait longtemps entretenu des relations d’amitié avec Joan Laporta.

 


Sa mise à l’écart, au terme d’un feuilleton d’un mois, fait couler beaucoup d’encre. Son successeur, qui sera Zlatan Ibrahimovic après que le Barça ait été tout près de conclure à un accord avec David Villa, pourra-t-il réellement apporter un plus ? « Ibra » semble a priori moins efficace, peu à l’aise dans les grandes confrontations européennes, et nettement plus nonchalant qu’Eto’o quand il s’agit de presser l’adversaire. Il est en revanche doté d’un gabarit imposant (192 cm, 84 kg), et d’une technique très raffinée pour un grand gaillard. Ainsi le Barça est en train de changer complètement son animation offensive, qui était pourtant une des clés de sa domination en 2008-2009.

C’est surtout financièrement que ce transfert donne lieu à des interrogations. Pour s’attirer les services de l’avant-centre Suédois, le Barça a viré 46 millions d’Euros à l’Inter Milan, un concurrent direct en ligue des champions, en plus de Samuel Eto’o et Alianksandr Hleb, prêté avec option d’achat. Le Biélorusse ayant finalement renoncé à rejoindre la Lombardie, le Barça ajoute 3 millions d’Euros supplémentaires.
 
 
 
De retour de vacances quelques jours seulement avant que l’échange Ibrahimovic – Eto’o ne soit définitivement entériné, Guardiola élude la question en conférence de presse. « I Gotta feeling » : après avoir longtemps baigné au rythme de Coldplay, Pep aurait-il inclus le dernier tube des Black Eyed Peas dans sa playlist estivale ? L’homme fort du Barça précise dans cette même conférence de presse que la décision d’effectuer des changements dans le vestiaire ne s’arrêtait pas à Eto’o mais  s'appliquait à d’autres joueurs. Le Brésilien Scherrer Maxwell, autre intériste, prend ainsi le relai du vétéran Sylvinho pour 4,5 millions d’Euros. L’Ukrainien Dmytro Chygrynskyi, vainqueur de la coupe de l’UEFA avec le Chakhtior Donetsk, est la priorité de l’entraîneur catalan pour renforcer la défense centrale, surtout après qu’Henrique n’ait pas convaincu Pep durant la pré-saison, ce qui a entraîné un second prêt consécutif pour le jeune Brésilien. Son compatriote Keirrison est également prêté alors qu’il venait d’être acheté à Palmeiras.

Si Henrique ne s’est pas montré à ses aises durant les matchs de préparation, on ne peut pas en dire autant du virevoltant Pedro. Déjà habitué aux bouts de match lors de la saison précédente, il semble avoir gagné ses galons pour jouer plus régulièrement en équipe première. Ibrahimovic en revanche ne participe pas à ces rencontres amicales en raison d’une fracture récente à la main gauche, et ses débuts tant anticipés sont repoussés.

La saison officielle commence le 16 août à Bilbao avec le match aller de la supercoupe d’Espagne. Le Barça, qui a pour lobjectif de devenir le premier club à remporter six titres officiels lors d’une année civile, prend ce trophée très à cœur. Il en est de même pour l’Athletic qui court après un titre depuis 1984, devant sa présence en supercoupe au fait que son bourreau en finale de coupe du roi était été ce Barça tricampion. Et comme lors de ladite finale, ce sont les Basques qui ouvrent le score en premier, par le biais d’Oscar De Marcos bien assisté par une déviation malheureuse de Carles Puyol. Un but juste avant la pause dans une première période dominée par les Catalans. Ces derniers réagissent bien par la suite. Un débordement de Keita permet à Pedro de décaler Xavi pour l’égalisation (59e). Le vice-capitaine rend la pareille à son jeune partenaire neuf minutes plus tard, et Pedro fusille Iraizoz d’une frappe de l’extérieur du pied. Le Barça s’impose 1-2 et se met dans les meilleures dispositions pour la quête d’un quatrième titre. Un titre qui sera remporté sans difficulté une semaine plus tard, grâce à un doublé de Lionel Messi notamment. A cette occasion, Ibrahimovic est titularisé pour la première fois en match officiel, lui qui avait disputé une moitié de match lors du traditionnel trophée Gamper perdu face à Manchester City (0-1). Sa prestation d’ensemble est globalement appréciable, et une passe spectaculaire sur le premier but en est le symbole.
 
 
Place maintenant à l’autre supercoupe, la continentale que le Barça n’a plus gagné depuis sa victoire face à Dortmund en 1997 (elle se disputait alors sur deux matchs). Revenir à Monaco est forcément quelque chose de spécial puisque c’est là qu’avait était enterrée la grande équipe de Rijkaard. Souveraine et trop sure de soi, la « Dream Team II » avait périclité face à Séville, subissant une « cure d’humilité » pour reprendre le titre qui avait fait écho simultanément dans les deux principaux quotidiens sportifs catalans. Guardiola ne tient pas à ce qu’une telle erreur se répète, et fait en sorte que ses poulains prennent le match au sérieux. Il est par ailleurs ravi de savoir que Dmytro Chygrynskyi rejoindra les rangs du Barça… juste après qu’il l’ait affronté en supercoupe, focalisant ainsi les regards des culés sur ce match. Il y a en effet de quoi se poser des questions quand on voit le coût du transfert (25 millions) pour un défenseur central inconnu du grand public. Et si ce dernier n’est pas particulièrement transcendant face au Barça, il est bien assisté par l’organisation méthodique des joueurs du Chakhtior Donetsk et par une pelouse dans un état de laisser-aller. Le Barça n’arrive pas à faire sauter le verrou, malgré un Lionel Messi qui prend plus que jamais ses responsabilités. 0-0 à l’issue du temps réglementaire, mais le principal favori pour le Ballon d’Or France Football force heureusement la décision en prolongation. A la 115e minute, il sert en effet Pedro sur un plateau d’argent. L’ailier des Canaries confirme son audace du moment et marque l’unique but du match. Cinquième titre, mais ce qu'il fut dur à chercher !

 
 
La Liga reprend ses droits le 31 août face au Sporting Gijon, match enlevé sans souci grâce à trois buts de la tête, dont un d’Ibrahimovic qui vient masquer un rendement laborieux. Laborieux, Zlatan l’est aussi sur le terrain toujours difficile de Getafe, au même titre de ses co-équipiers qui ne seront sauvés que par les montants de Victor Valdes et l’entrée d’Iniesta et surtout de Messi à la 57e. L’Argentin permet à son co-équipier Scandinave de se libérer (65e), puis assure la victoire un quart d’heure plus tard de la tête, exercice où il se montre désormais un peu plus à ses aises.

En C1, dans un groupe ne comprenant que des champions nationaux dont l’Inter Milan, il va falloir se montrer rigoureux dès la phase de poules. Le Barça ambitionne en effet de devenir la première équipe à conserver son titre depuis la nouvelle formule de la compétition en 1992. Le club commence sa campagne par un choc à hauts risques au Giuseppe Meazza, et le monde n’a évidemment d’yeux que pour le duel à distance entre Ibrahimovic et Eto’o. Un duel qui tournera court puisque si Barcelone domine les débats dans le jeu, aucune des deux équipes ne parvient à changer la marque au tableau d’affichage. L’inquiétude sur le potentiel offensif de ce nouveau Barça se fait ressentir, mais quarante premières minutes somptueuses face à un Atletico Madrid rassurent les supporters, même si les colchoneros souffrent de largesses défensives flagrantes. Au final, le Barça l’emporte 5-2, et est avec le Real Madrid et l’Athletic Bilbao l’une des trois équipes à avoir fait le carton plein lors des trois premières journées de championnat. Une journée plus tard, il n’en restera plus que deux car Bilbao chute face à Tenerife. Quatre journées et le constat est clair : la Liga sera cette année un mano a mano entre le meilleur club d’Europe et celui qui a le plus investi. Cinquième journée, bis repetita : victoire du Barça à Malaga (0-2, buts d’Ibrahimovic et Piqué) et victoire du Real Madrid à Tenerife (3-0) malgré quelques errements défensifs en première période. Il faudra attendre la sixième journée pour que la situation change, Madrid trébuchant à Seville malgré deux arrêts fantastiques de Casillas (2-1). Le Barça, qui avait pris le meilleur sur la plus petite des marges face à Almeria en dépit du marquage individuel efficace sur Xavi, est seul aux commandes et réalise arithmétiquement le meilleur début de championnat de son histoire.
 
 
 
Si le premier match non remporté de la saison finit par arriver, le résultat reste flatteur. Dominé face à Valence, le Barça n’encaisse pas de but grâce à un grand Victor Valdes, ce dernier semblant être boosté moralement par sa revalorisation salariale et la naissance de son deuxième enfant. Le deuxième faux-pas, trois jours plus tard, et beaucoup plus préjudiciable: les Catalans subissent un revers à domicile en ligue des champions face au Rubin Kazan (1-2), une équipe qui ne les a pourtant pas submergés durant la rencontre. L’Europe tremble car à mi parcours, et avec le troisième nul d’affilé d’un Inter incapable de battre le Dynamo Kiev à domicile (2-2), deux ténors, dont le tenant du titre, sont menacés d’élimination prématurée.

Contre Saragosse, il s’agissait donc de se refaire une santé. Ce qui fut fait grâce à un Seydou Keita de gala (trois buts pour une victoire écrasante 6-1). Le Malien confirme son bon début de saison, lui qui était targué d’être le chouchou de l’entraîneur depuis que ce dernier ait déclaré que c’était « le seul à avoir le droit de se plaindre. » Autre bonhomme du match, Ibrahimovic, qui avec deux buts s’installe à la première place au classement des buteurs, à égalité avec le très prolifique David Villa (7 buts). Un doublé de Pedro en coupe du roi contre le modeste Cultura Leonesa lui permet d’avoir marqué au moins un but dans cinq compétitions différentes au cours d’une meilleure saison, et une réalisation en coupe du monde des clubs lui permettrait de réaliser un exploit formidable pour sa première vraie saison professionnelle. En attendant, il permet à son équipe de ne pas tomber dans le même piège que le Real Madrid, humilié à la stupeur générale par Alcorcon (4-0), pensionnaire de Segunda B (troisième division).

Mais les ennuis sont de retour. Contre Osasuna, le Barça passe à côté de la victoire à cause d’une erreur de Rafael Marquez et d’un but contre son camp de Gerard Piqué à la dernière minute. Un nul mérité pour les joueurs Navarrais qui n’ont pas été inférieurs à leur adversaire (1-1). Plus grave, le Barça n’arrive pas à déployer son jeu dans le froid de Kazan (0-0), et se retrouve en bien mauvaise posture en ligue des champions. La victoire contre l’Inter Milan, heureux vainqueur de Kiev dans les ultimes minutes, est obligatoire à défaut d’être suffisante.
 
 
Le Barça joue une partie de sa saison fin novembre. Il accueille en effet successivement l’Inter Milan et le Real Madrid dans deux chocs qu’il se doit de remporter. Privé de Messi et d’Ibrahimovic face aux hommes de José Mourinho, il s’en remet à un trio d’attaque Iniesta – Henry- Pedro qui s’avère étonnamment performant. Les Catalans livrent une prouesse d’ensemble très aboutie, et leur adversaire n’existe pas durant le match. Les buts de Piqué (10e) et Pedro (26e) changent la donne dans le groupe, et leur club se retrouve dans une situation bien plus confortable. Le match contre le Real Madrid est plus compliqué. Les madrilènes sont incisifs, à l’image d’un Kaka retrouvé, et la partie est longtemps indécise. Un Carles Puyol en mode capitaine courage, bien secondé par un Victor Valdes vigilant, permettent aux blaugranas de rester dans le match malgré des tentatives nettes de Cristiano Ronaldo et Marcelo. L’entrée d’Ibrahimovic à la place d’Henry est tout de suite déterminante puisque sur un de ses premiers ballons, le Suédois parvient à devancer Casillas (56e). L’expulsion de Busquets sur une faute de main stupide relance toutefois le suspens (61e). Mais l’arrière-garde tient bon, et le Barça remporte une victoire précieuse aux forceps. La bonne forme de Carles Puyol est la meilleure chose qui pouvait arriver à l’équipe car dans le même moment Rafael Marquez est méconnaissable et Dmytro Chygrynskyi n’a toujours pas justifié le dixième de la somme investie pour lui.
 
 

Le temps est de nouveau au beau fixe en Catalogne, et la consécration de Lionel Messi, Ballon d’Or 2009, est un rayon de soleil supplémentaire pour le club. Le bi-hebodmaire France Football souligne que cette victoire « est la plus écrasante jamais constatée au palmarès » du trophée, Messi ayant récolté 473 points sur 480 possibles, soit une moyenne de points record (98,54%). La consécration est totale pour le Barça car Cristiano Ronaldo, deuxième avec 233 points, est le seul joueur d’un autre club à s’être immiscé dans le top 4. Xavi Hernandez termine en effet troisième avec 170 points, suivi par Andres Iniesta avec 149. A noter que Samuel Eto’o prend la cinquième place, et Ibrahimovic la septième. La Pulga devient ainsi le 7e Ballon d’Or du club, ce qui permet au Barça de dépasser son rival madrilène et de se rapprocher des records du Milan A.C. et de la Juventus Turin (8 lauréats). L’Argentin collectionne en cette fin d’année tous les titres individuels possibles puisque, outre le Ballon d’Or, il remporte entre autres le Onze d’or et le titre de meilleur footballeur de l’année FIFA.
 
 
Les joueurs de la Pep Team continuent de marquer l’histoire et ne comptent pas s’arrêter là. Leur soif de titres semble énorme : Liga où grâce à un Henry enfin décisif, ils remportent une victoire à Xerez avant d’enchaîner par une autre performance à l’extérieur (victoire 1-3 à La Corogne) et par un derby barcelonais emporté dans la douleur ; ligue des champions où malgré un but en début de match ils ramènent une victoire de Kiev (1-2) qui leur garantit la première place du groupe ; coupe du monde des clubs où ils obtiennent leurs tickets pour la finale aux dépens Atlante, avec au passage un but de Pedro qui le fait entrer dans l’histoire, devenant donc à 22 ans le premier footballeur à inscrire au moins un but dans six compétitions de club différentes au cours d’une même saison.

Le dernier match de l’année est la finale de la coupe du monde des clubs face à l’Estudiantes de La Plata d’un Juan Sebastian Veron qui semble avoir retrouvé une seconde jeunesse. La Brujita éclaire d’ailleurs les siens lors d’une bonne phase de jeu à la 37e minute, et Boselli saute plus haut que Puyol et Abidal. 1-0 pour l’Estudiantes. Le Barça, qui cherche à devenir le premier club à remporter six titres et qui souhaite également gagner le seul trophée qui manque à son palmarès, croit revivre les cauchemars de 1992 (quand la compétition s’appelait encore Toyota Cup) et surtout 2006, désillusion encore bien trop récente. Le temps passe et le score demeure inchangé, malgré la domination de Barcelone et le coaching audacieux de Guardiola qui fait rentrer Pedro, Touré et Jeffren. A la 89e minute, sur un ballon en cloche réceptionné par Piqué qui termine la rencontre en position d’avant-centre, Pedro se retrouve à six mètres du gardien adverse et parvient à le lober d’une tête en extension. Incroyable Barça qui semble béni par les dieux ! Après le penalty arrêté par Pinto en demi-finale retour de la coupe du roi, après le but d’Iniesta dans le temps additionnel face à Chelsea, après le but de Pedro à la 115e minute contre Donetsk, la grâce à encore touché la fabuleuse équipe de Guardiola. En prolongation, avec un Jeffren intenable, les blaugranas poussent afin d’éviter les tirs au but. Et à la 110e minute, sur un centre tendu de Daniel Alves, Lionel Messi inscrit le but de la délivrance… de la poitrine. Comme face à Manchester, l’Argentin marque un nouveau but improbable. Celui qui sera sacré meilleur joueur de la compétition ne semble pas souffrir de la traditionnelle gueule de bois post-Ballon d’Or. Une ultime occasion de Desalbato rase le poteau gauche de Victor Valdes. Une dernière frayeur pour le Barça, qui conclut son année 2009 en apothéose. Six titres remportés sur six, leader d’une Liga où il est invaincu, premier de sa poule en ligue des champions, encore en course en coupe du roi, le Barça vient de signer une année parfaite, la meilleure de l’histoire du club. Et la bande à Pep ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, elle qui souhaite continuer à marquer l’histoire le temps d’une année, deux, ou même, qui sait, d’une décennie…
 
 
 
 
 
 

Posté par Kill Duckadam
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