En Une | Histoire | jeudi 11 février 2010 à 20:07  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Septième article de la série consacrée à la décennie du F.C. Barcelone (2000-2009). 2006 est l'apogée de la génération Rijkaard et doit se concrétiser par une victoire attendue en Ligue des Champions.

 

« On veut la Ligue des Champions ! » avait crié un supporter de Barcelone en direction de Joan Laporta, qui quittait le Camp Nou à l'issue d'une énième déconvenue en 2003, époque où Barcelone touchait le fond. « Vous l'aurez » avait répondu le nouveau président.

Mark van Bommel

 

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette année 2006 démarrait avec des élans d'optimisme certains. Barcelone est leader et engagé sur tous les fronts. Le triplé ? Pourquoi pas. Et puis, si ce n'est pas pour cette année, ce sera peut-être pour une autre, qui sait. Quoi qu'il en soit, Barcelone en est à dix victoires consécutives en championnat (treize si l'on ajoute la Ligue des Champions) et, malgré la blessure de Xavi qui a semble-t-il freiné la fluidité du jeu proposé habituellement, les catalans se portent plutôt biens. En coupe, ils éliminent Zamora sans difficulté (1-3, 6-0), l'occasion pour certains « seconds rôles » (van Bommel, Larsson) voire troisièmes (Ezquerro, Maxi López) de s'illustrer et de marquer.


En championnat, la série de victoires se poursuit. Onzième, douzième, treizième, quatorzième victoires consécutives... L'Espanyol, Bilbao, Alavés et Majorque ne résistent pas longtemps. Face à Alavés, le Barça compose pour la première fois sans Eto'o, parti à la CAN, et son remplaçant Larsson marque. Giuly, meilleur homme du match, touche trois fois les montants alors que son concurrent Messi marque quelques instants après son entrée en jeu... Aux Baléares, le petit génie marque de nouveau deux fois, mais Giuly inscrit également un but en première période. La concurrence qui avait tourné à l'avantage de l'argentin depuis novembre s'équilibre en ce mois de janvier, avant que ce dernier ne s'impose définitivement.

 

Suit alors une petite période de doute. À Saragosse, habituel bourreau de Barcelone en Coupe, Barcelone sombre (4-2) et Ronaldinho est expulsé très injustement. La victoire 2-1 au match retour est insuffisante et Barcelone ne peut plus rêver « que » d'un doublé. En championnat, la séparation d'Eto'o se fait ressentir et au terme d'un match épouvantable où Ronaldinho était lui aussi absent, Barcelone s'incline 1-3 contre l'Atletico. Défaite également la semaine suivante à Valence, avec cette fois-ci Eto'o mais sans Deco et toujours sans Ronaldinho. David Villa marque sur une erreur incompréhensible de Victor Valdés. Les choses sont claires, dès que deux des trois cracks (Deco – Eto'o – Ronaldinho) sont absents, la machine est enrayée. Heureusement, ce passage à vide est de courte durée, et Barcelone semble trouver un second souffle avant d'affronter le redoutable Chelsea de Mourinho en Ligue des champions, en s'imposant 5-1 contre le Betis Séville.

 

Lionel Messi contre Chelsea à Stamford Bridge

À Stamford Bridge, a lieu un match épique, l'un de ceux qui resteront dans les mémoires des supporters. Sur un terrain lamentable, Barcelone domine techniquement les anglais. Oleguer le mal aimé réalise une noble prestation, Edmílson est un rempart efficace au milieu, Deco au four et au moulin est le meilleur homme de la première période avant de baisser en seconde, et le duo Ronaldinho – Eto'o tente de surprendre les anglais en se montrant extrêmement mobile. Mais la révélation de ce match s'appelle Lionel Messi. Virevoltant, l'argentin se fait connaître en réalisant une prestation cinq étoiles : débordements, dribbles, crochets, frappe sur la transversale, il est virevoltant. Del Horno est d'ailleurs expulsé après avoir voulu stopper le numéro du soliste de manière illicite. Hélas, c'est bien Chelsea qui ouvre le score, un but contre son camp de Motta, qui ne s'est pas compris avec Valdés, après un coup-franc de Lampard. Rijkaard tente alors sa « spéciale » : sortir un milieu de terrain pour faire entrer l'attaquant Larsson, et ainsi laisser à Ronaldinho un rôle de numéro dix. Barcelone ne tremble pas. C'est d'abord Terry qui rend la pareille à Motta en trompant Cech puis, sur un contre magnifique, Eto'o marque de la tête, servi par Márquez. L'action est de toute de beauté, un exemple de vitesse et d'esprit collectif. Un but tellement significatif de ce qu'est le Barça de Rijkaard. 1-2. L'affront du match de la saison précédente est effacé.


Auréolés de cette victoire à l'extérieur, les barcelonais continuent de gagner en championnat (à Saragosse, malgré les cris racistes des supporters envers Eto'o, et contre La Corogne). Le grand match retour contre Chelsea est très attendu. Mourinho joue son va-tout en mettant de côté son milieu à trois pour jouer avec seulement Makélélé et Lampard, et quatre joueurs à vocation offensive. La première période sera un hommage à la fantaisie, la fluidité, et la qualité de jeu que se doit de pratiquer Barcelone devant son public. Un acte de toute beauté, orchestré par un Deco et un Ronaldinho de gala. Ce dernier se permet même d'enchaîner plusieurs talonnades, toujours dans le sens du jeu : il est au paroxysme de sa carrière, au sommet de son football; il est le grand Ronaldinho. Un bémol toutefois : la blessure de Messi, qui sera tout d'abord qualifiée de bénigne, alors que, finalement, l'argentin ne reverra plus les pelouses avec Barcelone cette saison. Et malgré cela, le score reste vierge à la mi-temps. En seconde période, les londoniens n'ont plus le choix, ils sont logiquement plus entreprenants, mais le trio gagnant sera l'axe défensif Márquez – Edmílson – Puyol. Un exemple de rigueur, de qualité technique, et de sobriété. Ces trois joueurs forment la colonne défensive de l'équipe. Et, comme s'il s'agissait d'une fatalité pour Chelsea et Mourinho, le numéro dix Blaugrana ne se contente pas du match nul et grâce à une action « ronaldinhesque », le Ballon d'Or mystifie la défense adverse et marque un nouveau but. 1-0. Le but sur penalty de Lampard a la dernière seconde relève de l'anecdote : Barcelone est qualifié et a surclassé les Blues.

 

Ronaldinho contre Chelsea

 

Benfica sera le prochain adversaire. En championnat, il s'agit de garder son sang froid et de consolider son avance : le titre n'est pas loin. Barcelone continue d'assurer de bons résultats. Bien sûr, quelques incidents sont possibles (Osasuna, 1-2), mais l'équipe garde un cap et une optique de victoires. Ronaldinho est à la baguette. Eto'o est le meilleur attaquant du monde. Deco est la pierre angulaire du système. Márquez et Puyol forment un duo d'une rare complémentarité. Le jeune Iniesta gagne en importance avec l'absence de Xavi et les performances relativement moyennes de van Bommel. Giuly et Larsson se partagent avec réussite la place laissée vacante par Messi. Valdés, van Bronckhorst, Edmílson, Oleguer font le travail et complètent l'équipe type.


À Lisbonne, en quarts de finales de la Ligue des Champions, l'équipe est ôtée de plusieurs joueurs importants. Márquez – Edmílson – Puyol, le trio gagnant du match contre Chelsea, sont tous trois absents. Le jeune Rodrí est envisagé mais finalement, Rijkaard choisit de faire descendre Motta en défense centrale avec Oleguer. Iniesta doit alors s'imposer dans un rôle de pivot qu'il a déjà occupé durant sa formation. Le match se déroule avec une avalanche d'occasions : van Bommel, Larsson, Eto'o, Iniesta, aucun ne trouve la faille, et le gardien Moretto, habituel remplaçant réalise un match plein de paradoxes. Sauveur providentiel, il se transforme maître de la bévue en ratant ses dégagements ou en provoquant un coup-franc indirect dans la surface après avoir intercepté une passe en retrait. Mais il sauve l'essentiel et le match se termine à 0-0. Au retour, un grand Samuel Eto'o, passeur décisif et buteur, est le principal protagoniste d'une victoire attendue : Benfica ne peut stopper le destin couronné de Barcelone. 2-0.


Il est désormais temps d'affronter le Real Madrid. Malgré une succession incroyable d'occasions en seconde période, le score reste le même qu'à la mi-temps : 1-1, Ronaldo ayant répondu à Ronaldinho, buteur sur penalty. Rijkaard, conscient que la victoire en Liga se dessine d'elle même et soucieux d'assurer les chances de son équipe en Ligue des Champions, se passe volontiers de son Ballon d'Or (Santander, Villarreal) et se concentre désormais sur la lutte qui va l'opposer à son ancien club : le Milan AC d'Ancelotti, finaliste lors du dernier exercice.

 

Parmi les matchs qui serviront de référence à la Dream Team de Rijkaard, celui à San Siro trouvera une place majeure. Malgré les absences de Messi, Deco, et Xavi, les catalans développent un jeu d'équipe remarquable, mais ce Barça là n'est pas seulement celui du talent, il est aussi celui de la rigueur. La défense est l'affaire de tous – excepté peut-être Ronaldinho - l'attaque également – excepté peut-être Oleguer - et malgré plusieurs opportunités milanaises, Barcelone ne va pas manquer l'occasion et s'imposera de nouveau à l'extérieur, comme à Stamford Bridge. Le but est l'œuvre de Giuly, servi magnifiquement pas une passe de Ronaldinho pleine d'intelligence et avec un rebond doté d'un effet inattendu. 0-1. Barcelone gère subtilement cette avance et fait courir les milanais à l'aide d'un jeu à une ou deux touches de balle.

Giuly, buteur à San Siro

 

Le second titre consécutif en championnat définitivement acquis, sur le terrain de Vigo, Barcelone doit désormais réaliser le rêve de tous ses supporters. Une seule victoire dans la plus prestigieuse des compétitions européennes est trop peu pour un club prétendant faire parti de l'élite du football. Pour accéder à la finale, le club catalan doit encore éviter une remontée du Milan AC défait à domicile. Ce match est la dernière marche avant la finale de Saint-Denis. Fidèle à ses principes, le Barça ne se contente pas d'assurer son avance, mais continue de jouer, encore et toujours. Milan ne se laisse pas faire et livre une excellente prestation à partir de la seconde période. Mais face à l'imperméabilité de la charnière Márquez – Puyol, à l'efficacité d'Edmílson muselant parfaitement Kaká, et à la forme étincelante d'Iniesta, auteur d'une fin de saison remarquable, Barcelone conserve son avance. Le score nul et vierge permet aux catalans de se qualifier. L'adversaire sera l'Arsenal de Thierry Henry, d'Arsène Wenger, et de Cesc Fàbregas.


Le match le plus important de Barcelone dans ce nouveau millénaire allait se dérouler au Stade de France. Messi et Xavi ne sont pas titulaires, le premier n'a pas rejoué depuis sa blessure, le second est revenu depuis quelques matchs mais est trop juste pour une telle rencontre. Deux interrogations subsistent quant au choix du onze qui devra débuter : Giuly ou Larsson ? Iniesta ou van Bommel ? Rijkaard a tranché, le français prend le dessus sur le suédois grâce à une bonne fin de saison; et le néerlandais est privilégié face au jeune espagnol pour son expérience et sa solidité.

 

Barcelone le 17 mai face à Arsenal

 

Si, dès le début du match, Arsenal montre ses intentions par Thierry Henry laissé seul en pointe, Barcelone prend rapidement l'ascendant et le 4-1-4-1 d'Arsène Wenger permet surtout à ses joueurs de s'illustrer en contre. Ronaldinho évolue dans l'axe, Eto'o à gauche, et Giuly écarte le jeu le plus possible. À la 17ème minute, un incident fort regrettable pour l'intérêt du match se produit : Jens Lehmann commet une faute sur Samuel Eto'o mais Giuly marque dans le but vide. Plutôt que d'accorder ce but et de laisser Lehmann sur le terrain, l'arbitre décide d'expulser le gardien allemand et d'annuler la réalisation de Giuly. Arsenal évolue alors à dix, ce qui ne l'empêche pas d'ouvrir le score par Sol Campbell à la 37ème minute. La seconde période est une attaque / défense, mais Arsenal n'est pas loin de marquer sur deux contres, Henry mystifiant Puyol et Márquez. Mais Victor Valdés est dans un grand soir. Rijkaard tente l'option habitulle, Larsson à la place d'un milieu de terrain et Ronaldinho en milieu offensif. Le Barça pousse. Belletti remplace Oleguer pour apporter plus de danger. En cinq minutes, Barcelone égalise puis prend l'avantage. Larsson, par deux fois, est le passeur décisif. Eto'o et l'inattendu Belletti sont les buteurs. Arsenal ne reviendra pas. Et quand l'arbitre sonne la fin du match, les Blaugranas réalisent alors que le travail de plus de deux ans s'est concrétisé par une victoire dans la plus prestigieuse des compétitions. Barcelone est sur le toit de l'Europe, Barcelone a gagné en jouant, Barcelone a séduit tout le monde.

 

Belletti marque

Bletti est heureux

 

Champions !

 

L'été 2006 est quelque peu agité. Les opposants de Joan Laporta réclament de nouvelles élections dès cette année, car ce dernier a été élu à la fin de la saison 2002-2003 et non au début de 2003-2004. Mais finalement aucun candidat ne viendra s'opposer au Président dont la légitimité après les deux dernières années est à son maximum. Côté transferts, on assiste à l'arrivée de deux finalistes du dernier Mondial, Thuram et Zambrotta, et de l'islandais Gudjohnsen. Saviola est également de retour, contre la volonté de Rijkaard. Gabri, Larsson, van Bommel et Maxi Lopez quittent l'effectif.

 Les recrues : Zambrotta, Gudjohnsen, Thuram

 

En outre, le club passe un accord historique avec l'UNICEF, l'agence des Nations Unies protégeant les droits de l'enfant. Barcelone versera chaque année 1,5 millions d'Euros et portera sur un maillot jusque là vierge le nom de l'organisation.

Le temps est à la joie et à la bonne humeur. Les plus optimistes envisagent un Grand Chelem : Barcelone, déjà supérieur à ses adversaires la saison dernière, s'est renforcé avec deux des meilleurs défenseurs au monde et de leur génération, et d'un attaquant polyvalent et très bien coté, sans oublier les retours du meneur Xavi et du prodige Messi. Les catalans veulent tout gagner. Pour la troisième année consécutive, Giuly est le premier buteur en match officiel : sa réalisation permet de remporter le match aller de la Supercoupe d'espagne un but à zéro. Le retour sera une formalité. Barcelone s'impose trois à zéro, avec un but de Xavi et un doublé de Deco, avec un magnifique ciseau retourné à la clef. Le Bayern Munich n'offre pas plus de résistance lors du Trophée Joan Gamper. Quatre buts à zéro ; un sentiment de toute puissance et une atmosphère de fête règnent sous le ciel catalan.

 

Deco et Ronaldinho

 

Barcelone remporte la Gamper 2006

 

Les récompenses pleuvent : Ronaldinho est élu meilleur joueur de la dernière Ligue des Champions, Eto'o meilleur attaquant, Deco meilleur milieu de terrain, Puyol meilleur défenseur, Rijkaard meilleur entraîneur. Barcelone est sur le toit de l'Europe. Pourtant, les Blaugrana vont vite déchanter. La première douche froide de la saison sera le match disputé à Louis II à l'occasion de la Supercoupe de l'UEFA. Le FC Séville étrille le Barça après un match cauchemardesque. Une défaite trois à zéro qui sera le prélude d'une année bien plus difficile que les précédentes.

 

Barcelone sur le toit de l'Europe

 

Néanmoins, Barcelone ne manque pas ses débuts en Liga et en Ligue des Champions. Les catalans s'imposent sur un terrain difficile à Vigo (2-3), à domicile contre Osasuna (3-0) puis à Santander sur le même score. Ils se défont du Levski Sofia avec une facilité déconcertante (5-0). La machine semble lancée. Barcelone va toutefois concéder deux points à domicile contre Valence et surtout perdre Samuel Eto'o, blessé à Brême en Ligue des Champions. Les sourires se crispent. Les catalans comprennent que le scénario ne sera pas aussi enjolivé que prévu. D'autant que, pour la troisième saison consécutive, ils doivent se mesurer au Chelsea de Mourinho, cette fois dès le premier tour. La double confrontation tourne à l'avantage des londoniens, d'abord vainqueurs à domicile, puis auteurs d'un nul au Camp Nou. Entre ces deux matchs, ils s'inclinent logiquement à Santiago Bernabéu face au Real Madrid de van Nistelrooy deux buts à zéro.


Dès lors, les interrogations commencent à se manifester : Barcelone n'a vraisemblablement pas la même rage de vaincre qu'auparavant. Cela s'illustre par la forme de Ronaldinho qui, bien que décisif et portant souvent l'attaque à bout de bras (devant un Gudjohnsen peu à son aise dans le système de Rijkaard et injustement préféré à un Saviola boudé par son entraîneur, un Giuly très maladroit, et un Messi de nouveau blessé), manque souvent d'inspiration dans le jeu. Toutefois, le niveau reste supérieur à celui des autres équipes de la Liga et les victoires s'enchaînent : Huelva, Saragosse, Majorque, et surtout Villarreal avec un match exceptionnel et une victoire 4-0, dont un dernier but de Ronaldinho frappé du sceau du génie.

 

Ronaldinho contre Pascal Cygan

 

En Ligue des Champions, la qualification est loin d'être assurée. Les contre-performances contre Chelsea et Brême font que le Barça n'est toujours pas certain de participer aux huitièmes de finales au soir du dernier match de la phase de groupes. Il faut battre le Werder, concurrent direct. Ce match est le premier très gros challenge de la saison. Grâce à une première période qui frôle l'excellence, Barcelone réussit son examen et passe le premier tour. Ronaldinho, sur un coup-franc astucieux à ras de terre, et Gudjohnsen, sont les buteurs.


En cette première partie de saison, Barcelone a assuré l'essentiel : le club est leader en championnat, s'est qualifié en Ligue des Champions, et également en Coupe d'Espagne. Mais on le sent, la sérénité n'est pas la même que lors des deux saisons précédentes. Si les individualités sont capables de coups de génie par intermittences, le collectif n'est plus aussi bien huilé qu'autrefois. Néanmoins, il subsiste quelques satisfactions, notamment Andrés Iniesta qui a littéralement explosé lors du mois de novembre au point de prendre la place de titulaire de Xavi, à l'aide de performances de très haut niveau et de plusieurs buts. Victor Valdés fait lui aussi parti des joueurs convaincants, et, si Ronaldinho a limité ses fulgurances, il a étendu sa palette de buteur et s'est montré efficace.

 

Rijkaard : l'ombre d'un doute...

 

Le dernier défi de l'année est le Mondial des clubs au Japon. Barcelone avait échoué en 1992 et son palmarès était resté vierge au niveau intercontinental. Malheureusement, à l'instar de la Supercoupe de l'UEFA, cette épreuve est une cruelle désillusion. Barcelone, après avoir très facilement (trop ?) battu l'America en demi finales, s'incline sur la dernière marche face à Porto Alegre (1-0). Un fort mauvais signe avant le départ d'une année 2007 où Barcelone devra cette fois-ci user de tous les efforts pour essayer de garder son rang, la facilité et l'insolente efficacité des années précédentes ayant complètement abandonné les hommes de Rijkaard.


Posté par Adrien
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