En Une | Messi | mardi 16 juin 2009 à 13:45  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Enfin des trophées pour le canterano argentin encensé par le monde entier cette saison. Où s'arrêtera-il ? Suite de notre Top 20 basé sur la moyenne des notes attribuées par les rédacteurs du FCB Clan.

Note moyenne : 6,58

Il sera élu ballon d’or en fin d’année, cela ne fait aucun doute. Et ce sera pleinement mérité. Ses statistiques sont éloquentes : 23 buts en Liga, 9 en Ligue des Champions et 6 en Coupe du Roi, soit un total de 38 (seulement quatre de moins que le total hallucinant de Cristiano Ronaldo la saison dernière). Mais la vraie statistique qui compte c’est finalement celle de ses matches joués : 51. Pour la première fois depuis son entrée dans l’équipe première, Messi a connu une saison vierge de toute blessure sérieuse. Sa réputation de joueur de cristal forgée en 2006 suite à sa déchirure contre Chelsea (qui le privera de la finale au Stade de France) et bien entretenue depuis par de multiples pépins physiques semble enfin l’avoir lâchée.

Messi buteur contre MU

Les qualités de Messi ne sont plus à présenter. Révélé au grand public lors du fameux clasico de 2005 à Bernabeu (3-0), puis face à Chelsea en huitième de finale de la Ligue des Champions, Messi a confirmé lors des saisons suivantes tout son potentiel. Et après avoir surnagé pendant deux ans dans une équipe rongée par les déséquilibres et les méformes, il s’est cette année avec le triplé enfin débarrassé de l’étiquette de « looser » qui commençait à lui coller à la peau puisqu’il n’avait pas participé à la fin de l’épopée glorieuse de 2006 et avait depuis collectionné les déconvenues avec le Barça (mais aussi avec l’Argentine jusqu’à l’or olympique de Pékin).

Un grand joueur fait gagner son équipe. C’était déjà la cas avant pour Messi, mais ce le fut encore plus cette année. La plupart de ses buts ont valu de l’or, et quelques uns d’entre eux ont même fait honneur à son patronyme (Shaktar, Osasuna, Santander). Mais au-delà des buts, Messi a également affiné son jeu pour devenir plus collectif. Ses statistiques officielles en terme de passe décisives, bien que bonnes (10 en tout), sont trompeuses, car Messi, quand il est sur le terrain, est impliqué quasiment dans toutes les actions dangereuses. Avec Daniel Alves son compère du côté droit qu’il trouve les yeux fermés, il a régalé toute la saison de ses percées et autres combinaisons. En un contre un, il n’a pas de concurrent et constitue un cauchemar pour n’importe quel défenseur. Il n’y a que la prise à deux, trois voire quatre qui soit efficace. Ce qui libère des espaces pour ses camarades… Il vole sur un terrain, avec ses petites foulées et ses incessants changements de direction exploitant de façon chirurgicale la totalité de la surface de son pied gauche virevoltant. Et face à un gardien, c’est un diable capable de tout. Bref, un pur diamant.

Messi et Guardiola lors du Clasico au Camp Nou

Mais un diamant encore capable de briller davantage ! Messi a une marge de progression. Il manque encore un peu de régularité dans ses prestations avec une certaine propension à disparaître lors de matches importants. L’Argentin a connu des jours sans. Peu mais encore trop. Car quand il n’est pas dans son assiette, cela se voit beaucoup étant donné ses standards d’excellence. Toutefois même quand il n’était pas au top, il a souvent réussi à faire la différence. Car il ne lui suffit que d’une poignée de seconde pour être décisif et faire oublier qu’il était jusque là assez transparent sur le terrain.

Messi a particulièrement brillé à l’allumage de la machine catalane c'est-à-dire en octobre (7,33 de moyenne) et en novembre (7,40), avant de connaître un premier trou d’air relatif en décembre en se faisant discret contre Valence, Madrid et Villarreal. Après quelques jours de vacances en Argentine, il a ensuite réalisé un mois de janvier tout simplement époustouflant en enchaînant les grandes performances (7,45 de moyenne dont un 9 et deux 8 en cinq matches). Ce sera l’apogée de sa saison, la suite étant plus irrégulière mais tout de même de haute volée : 5,42 en février au moment où le navire catalan a tangué, puis 6,55 en mars, 6,21 en avril et enfin 6,80 en mai avec une prestation magique à Bernabeu. Buteur de la tête en finale de C1, Messi s’est même permis le luxe de faire mentir tous les observateurs de son match contre le deportivo en janvier qui étaient persuadés qu’il n’avait pas de jeu de tête (il y rate deux buts faciles en ne cadrant pas ses têtes).

Messi buteur contre Valence à Mestalla

Messi, qui a repris le numéro 10 de Ronaldinho et son flambeau de meilleur joueur du monde abandonné en boîte de nuit ou ailleurs, est déjà en haut de la montagne foot avec désormais en ligne de mire les étoiles. Et il n’a que 22 ans.
 

Ses cinq matches clés :

Atletico Madrid 1-3 FCB
Osasuna 2-3 FCB
Santander 1-2 FCB
FCB 4-0 Bayern Munich
Real Madrid 2-6 FCB


Statistiques (fcbarcelona.cat) :

Liga : 31 matches joués, 2634 minutes (dont 2491 comme titulaire), 23 buts et 5 passes décisives.
C1 : 12 matches joués, 985 minutes (dont 914 comme titulaire), 9 buts, 4 passes décisives.
Coupe du Roi : 8 matches joués, 470 minutes (dont 357 comme titulaire), 6 buts et 1 passe décisive.


Posté par javito
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