Article | Histoire | vendredi 12 mai 2006 à 09:17
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Le hasard a tourné le dos au Barça alors qu\'il était le grand favori.
Il a lancé 4 ballons sur les poteaux et encaissé un but csc.
Cela a entraîné le début de la crise des années 60…

11/05/06 : La finale de Berne, par son dénouement dramatique et par le coup de massue qu'elle a engendrée pour le Barcelonisme et qui a dérivé sur la fameuse crise des années 60, fait partie de la mémoire noire de l'histoire du club. Ce 31 mai 1961 le Barça a eu tous les éléments contre lui et on pourrait dire qu'il a connu la plus grande malchance de son histoire. Par 4 fois, les azulgrana ont frappé les montants des buts du Benfica. De plus, un but contre-son-camp a été encaissé –Ramallets, à la 32', qui lui a coûté par la suite sa place de titulaire- et les Portugais ont sauvé un but sur leur ligne. Le gardien a ensuite déclaré qu'il a été ébloui par le soleil sur son but, mais il est vrai que le Barça a été victime de malchance dans la finale qui a été appelée la 'finale des poteaux'.
Certains joueurs ont pleuré après la rencontre. Même Czibor a déclaré sur la pelouse que “normalement nous aurions gagné 10-0 et si la rencontre venait à se répéter cela serait démontré”. L'entraîneur azulgrana, Orizaola, a souligné que “jamais je n'avais vu une chose pareille, nous sommes les champions de la malchance”. Tout fut aussi incroyable que, après cette finale, les poteaux ont cessé d'être carrés et sont devenus ronds.
Ainsi donc, la première finale de la plus grande compétition européenne disputée par le Barça reste un souvenir amer pour le Barcelonisme. Cette équipe championne de la Liga avait réussi le pari de battre en huitièmes de finale le Real Madrid, le grand dominateur en Europe avec 5 Coupes de Champions consécutives. En quarts le Spartak a été vaincu et en demi-finales, Hambourg. Au sein de l'équipe azulgrana brillaient des joueurs comme Suarez, qui en mars avait été élu meilleur joueur d'Europe, Czibor, Kubala, Gracia ou Evaristo. Par la suite, 25 ans ont du être attendus pour que le FC Barcelone dispute sa finale suivante, le 7 mai 1986, face au Steaua de Bucarest roumain à Séville.
La débâcle de la finale de Berne a dérivé en une véritable crise au FC Barcelone. Le président Miró-Sans a quitté son poste et la crise sportive s'est jointe à l'économique, qui a engendré un déficit de 9 millions des anciennes pesetas. Le club a du vendre l'un de ses meilleurs joueurs, Luis Suarez, à l'Inter de Milan, qui en a versé 25 millions.
Le mythique Antonio Ramallets, le gardien qui a disputé le plus de rencontres avec le Barça (288), seulement dépassé par Andoni Zubizarreta (301) et 5 fois vainqueur du trophée Zamora de la Liga, rappelait il y a quelques jours à MD la soirée de la plus grande malchance du Barça au Wankdorf Stadium de Berne. “De la même manière que nous étions surs de la gagner, eux étaient surs de la perdre”, affirmait le 'Gato de Maracaná', avertissant que dans les finales européennes il n'y a pas de favori.
Ramallets est l'un des 4 azulgranas de cette rencontre encore en vie avec Marti Vergés, Luis Suarez et Evaristo. “Nous n'avons perdu qu'à cause des poteaux”, regrette-t-il à 81 ans.
“Je n'avais vu autant de malchance dans une rencontre jusqu'à ce jour-là”, signale l'entraîneur de l'époque Enrique Orizaola 45 ans après cette finale. “Même le Portugal a reconnu que les poteaux et la Vierge de Fatima avaient fait du Benfica le champion”
Traduction http://www.fcbarcelonaclan.com/Posté par marco93FCB
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