Chronique | Coupe Du Monde Des Clubs | dimanche 17 décembre 2006 à 16:46  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

L'équipe blaugrana a été moins bonne que face à l'América et l'Inter s'est toujours montré solide pour emporter le match...

Ce n’est pas le Barça que nous sommes habitués à voir. Ce Barça est la face opposée de ce que nous voyons dernièrement. Ce match fait partie de ceux à oublier. Ce match est fait pour réfléchir et pour aller de l’avant, pour corriger des erreurs à ne plus commettre.

La partie a commencé d’une manière différente par rapport à celle face à l'América, parce que l'Inter a déjà démontré depuis la première minute que c’était une équipe solide. Les arrivées de Gudjohnsen, de Ronaldinho et de Giuly ont fait croire aux 'culés' que ceci n’allait être qu’une question de minutes, que tôt ou tard le chemin du but allait s'ouvrir et que ce serait une fois de plus un match facile. Mais ça n'a pas été le cas. Timidement, mais avec l'insolence typique du Brésil, l'Inter s'est approché des cages de Valdés, d'une telle manière, qui jusqu'à ce que le milieu de terrain Índio était tout près de battre Valdés.

Le Barça a essayé de marquer de tous les côtés : par le centre en passant par Iniesta et Deco, par les côtés avec Ronaldinho, Giuly et Zambrotta, mais rien n'y faisait. L'insistance du FC Barcelone à vouloir jouer toujours de manière spectaculaire le fait tomber souvent dans l'arrogance. Et c’est ce qui s’est justement passé, parce que les hommes de Frank Rijkaard ne se sont pas rendus compte que l'Inter leur laissait toute une autoroute sur les côtés et n'ont pas su en profiter. Il y avait un trou tel que, à chaque fois qu'ils l'utilisaient, ils arrivaient en quelques secondes sur le territoire adverse et centraient à leur aise pour que Gudjohnsen (homme assez grand) essaye de récupérer le ballon de la tête.

A la 27ème minute, un coup franc au centre que Ronaldinho était prêt à reprendre de volée, nous a fait penser que cette action allait être le but du titre. Mais il n'en a pas été ainsi.

Personne n’avait imaginé que l'Inter jouait avec gardien tel que Clemer, qui était concentré à tout moment et qui a effectué un match très sérieux. A partir de ce moment là les brésiliens ont commencé à jouer plus physique et à se battre comme des condamnés à mort pour démontrer au monde entier qu’ils n'étaient pas allés au Japon en touriste.

C'est donc sur le score initial que les deux équipes ont retrouvé le chemin des vestiaires.

La seconde mi-temps a commencé avec l'entrée en jeu de Belletti à la place de Zambrotta blessé. On pensait que le Barça allait enfin profiter des aîles, mais l'apport offensif de Belletti était en deçà d'autres prestations.

La rencontre a continué de la même manière que depuis le début de la rencontre, jusqu'à un moment où Motta a reçu la jaune pour un tacle par derrière très appuyé sur Iarley, ce qui a poussé Rijkaard à faire entrer Xavi. Ca s’est fait à la minute 57, quand il restait encore du temps pour changer la dynamique de la rencontre. Le canterano de Terrassa entrait pour donner de l'oxygène au milieu de terrain et apporter sa vision de jeu pour protéger les Iniesta et Deco, plutôt isolés. Il ne manquait plus qu’un sursaut du Barça pour qu’ils se réveillent pour ouvrir la marque.

Mais ça n'a pas été ainsi. Comme dans les temps les plus obscurs du barcelonisme, l'équipe s’est laissée endormir petit à petit par le rythme lent de l’International de Porto Alegre. Un Inter qui a marqué les 'temps', avec des changements et du jeu court, d'un match simple au match physique. Par conséquent, Pato est sorti pour laisser entrer Luiz Adriano. Mais ce n’est pas ce changement qui a fait le plus de mal au Barça. En effet, c'est l’entrée d'Adriano qui venait remplacer Fernandao qui a posé le plus de problèmes aux blaugranas puisque quelques minutes plus tard, il devenait le héros de l'équipe en marquant le premier but de la soirée.

L'Inter a profité des espaces, gagné du terrain et tout en étant patient, ils ont su tirer du pétrole d'une des rares actions dangereuses qu'ils se sont créé. A moment donné, Iarley a volé le ballon à Puyol. Le capitaine interiste a continué à courir de manière endiablée. C'était à la minute 81 et il n'a pas arrêté jusqu'à ce qu'il ait vu son coéquipier Adriano et il lui a passé pour qu’il batte Valdés.

Point final. Comme ça jusqu'à la fin du match. L'Inter, conscient du peu de temps qui lui restait a décidé d’être plus consistant. Il savait que le Barça entamait un contre-la-montre, et ça s’est passé comme ça. L’arbitre Carlos Batres, a ajouté 3 minutes mais cela n’a pas perturbé les brésiliens. Une seule équipe a été ébranlée : Le FC Barcelone. Dès le match terminé, la peine a envahi les joueurs blaugranas. Les visages le reflétaient. Ils n’avaient pas fait ce qu’ils devaient et ils étaient conscients de ça.

Jeudi prochain les attend un match crucial face à un rival difficile, l’Atlético Madrid du ‘Basque’ Aguirre. Si le Barça joue comme il sait le faire, il n'y aura pas de problèmes. S'il montre la même image qu'il a montrée lors de la finale, l'histoire se répètera et l’Atlético fera à nouveau la fête face au Barça. Ce qui est clair, et c’est encourageant, c’est qu’ils ont la décision entre leurs mains, entre les mains du FC Barcelone.

 


Fiche Technique

1 - Internacional: Clemer; Ceara, Indio, Rubens Cardoso, Fabiano Eller; Wellington Monteiro, Alex (min. 45, Vargas), Edinho; Fernandao (min. 75, Adriano), Iarley et Alexandre Pato (min. 60, Luiz Adriano).

0 - Barcelona: Víctor Valdés; Márquez, Puyol, Van Bronckhorst, Zambrotta (min. 45, Belletti); Deco, Iniesta, Motta (min. 58, Xavi); Ronaldinho, Giuly et Gudjohnsen (min. 87, Ezquerro).

But : 1-0, min. 82: Adriano;

Arbitre: Carlos Batres (GUA) qui a donné une carte jaune à Indio (min. 45), Motta (min. 55) et Adriano (min. 84).

Finale du Championnat du Monde des Clubs de la FIFA disputé dans le Stade International de Yokohama devant 67.128 spectateurs et dans des températures inférieures à 5 degrés.

 

 

Intéractivité

 


Source: Mundo Deportivo

Posté par TheBelgianLion
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